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samedi, 11 juin 2011

LES FAIBLESSES DU GLOBAL HAWK

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Le Global Hawk tel que décrit par Wikipedia.

 

Le RQ-4 Global Hawk (aussi nommé Tier II+ pendant le développement) est un drone de surveillance construit par Northrop Grumman (anciennement Ryan Aeronautical) pour l'US Air Force. Il effectue son premier vol expérimental le 28 février 1998, et l'accréditation de la FAA en 2003 lui autorise le survol de l'espace aérien américain. Il est un des rares représentant de la classe de drones dites des « HALE » (Haute Altitude Longue Endurance)

Le RQ-4 Global Hawk ne pèse que 14,6 tonnes au maximum au décollage, soit la masse d'un petit chasseur. Ce malgré ses dimensions, notamment son envergure qui est digne de celle d'un avion de ligne. Secret d'un poids aussi léger pour de telles dimensions : une construction assurée à plus de 50% en matériaux composites (les ailes sont en graphite

S’il est largement utilisé pendant l'opération Liberté immuable (Enduring Freedom) en 2001, l’Afghanistan fut son second engagement. Un prototype du RQ-4 Global Hawk a en effet été employé en conditions réelles lors du conflit au Kosovo en 1999, dans des missions de reconnaissance. Lors de l’une de ces missions (16 au total), un RQ-4 Global Hawk resta près de 42 heures en vol. Après la campagne du Kosovo, RQ-4 Global Hawk s’est vu affecter à de nouvelles missions, dont celle de la désignation de cibles stratégiques pour les bombardiersF/A-18 et F-117, utilisé en Afghanistan par l’OTAN.

Le 22 mars 2008, un Global Hawk a établi un nouveau record d'endurance pour un drone opérationnel en restant en vol pendant 33,1 h à 18 000 m au-dessus de la base d'Edwards (Californie). Après avoir atterri il lui restait dans les réservoirs une quantité de carburant correspondant à près de deux heures de vol.


 

Les faiblesses du Global Hawk.

Le Global Hawk est un excellent appareil comme le montrent les états de services décrits ci-dessus. Et pourtant les évaluateurs de l'US AIR FORCE estiment que malgré ses indiscutables qualités, il n'est pas capable de mener à bien de façon entièrement fiable ses missions de collecte d'informations et de photographie à haute altitude.

C'est ainsi que le centre d'évaluation opérationnelle du Nouveau Mexique a publié le 20 mai un rapport où il juge que le système GH, s'il est efficace dans des limites définies, n'a pas entièrement satisfait au test opérationnels (IOT&E).

Si, généralement, la valeur d'un système est décrite de façon binaire comme étant opérationnelle ou non, il s'avère que dans le cas du GH le responsable de cette évaluation est beaucoup plus nuancé . Selon lui "e GH est opérationnel et remplit bien un certain nombre de ses missions mais il a encore du chemin à faire pour accomplir tout ce pour quoi il a été conçu."

Voici ce qui est ressorti des 3 mois d'évaluation :

1-Le temps effectif sur l'objectif, effective time on station (ETOS), qui est le temps pendant lequel l'appareil est à même de recueillir des informations sur une zone cible, devait être de 55% mais le système n'a en fait atteint que 27%. Dans ce cas précis cela a été dû à un difficulté liée à la panne d'un générateur. Le travail accompli par Northrop Grumman pour le réparer a été remarquable... mais on ne sait pas comment interpréter cette remarque : c'est sûrement un bon point pour le personnel du constructeur, mais en est-il de même pour l'appareil lui-même ?

2- La deuxième difficulté n'était guère vitale mais s'est révélée particulièrement gênante : des plaques de visite se cassaient lorsque des mécaniciens les ouvraient ou les fermaient. La réparation durait 24 heures pendant lesquelles les drones ne pouvaient voler : c'était à chaque fois une journée de perdue !

3-La disponibilité des pièces détachées n'est pas excellente, comme c'est souvent le cas pour des systèmes récents.

4-Les appareils embarqués -Raytheon Enhanced Integrated Sensor Suite -EISS- et Northrop Grumman Airborne Signals Intelligence Payload -ASIP- étaient efficaces à courte portée mais ne fournissaient pas d'images de qualité suffisante à de plus grandes distances. Toutefois dans deux cas cruciaux les images furent de très bonne qualité, à Fukushima et en Lybie car, du fait qu'il n'y avait aucun risque sol-air, les appareils pouvaient voler à proximité des objectifs sans aucun risque.

Et pourtant, si on doit louer l'exigence des évaluateurs, il faut reconnaitre que les utilisateurs ne tarissent pas de louanges sur le GLOBAL HAWK. En ce qui nous concerne nous pensons qu'il faut que les constructeurs (et futurs constructeurs Français ) intégrent un haut niveau d'exigence en environnement hostile ou dégradé.

"Trop fort n'a jamais manqué" est le dicton des navigateurs qui s'applique parfaitement bien ici.

Nous pensons sur ce blog qu'un drone n'est jamais assez  DURCI.

 

D'après une interview publiée dans AVIATION WEEK.

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