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jeudi, 30 juin 2011

UN DRONE CHINOIS EMBARQUE

Un drone Chinois basé sur une frégate

Six mois après avoir divulgué les premières photos de leur chasseur furtif, les autorités Chinoises dévoilent un drone jusqu’ici tenu secret dont la mission serait d’éclairer une flotte en constante augmentation.

Il s’agit d’un petit appareil d’environ 4 mètres qui pourrait être lancé d’une frégate. Sa taille semble indiquer un rayon d’action et des moyens de détection limités et ce d’autant plus que la Chine semble peiner dans le domaine de l’électronique militaire avancée.

 

 

Chinese-UAV.png

 

 

Ce drone a été photographié par un avion de surveillance Japonais alors que la marine Chinoise avait envoyé, entre le 1° et le 15 juin, 11 navires dans les eaux internationales entre deux îles Japonaises. Il s’agissait d’une démonstration des savoir-faire Chinois tout en pratiquant de nombreux exercices de tir.

C’est ainsi qu’un drone est un excellent moyen de détecter des cibles susceptibles d’être traitées à grande distance par des canons ou des missiles. Et ce d’autant plus que la marine Chinoise ne dispose pas des moyens satellitaires dont les Occidentaux peuvent bénéficier.

Nous sommes toutefois un peu déçus car l’engin photographié fait penser au RQ-2 Pioneer de l’US NAVY qui dans les années 90 servait à guider le tir du Missouri et de ses canons de 406 mm sur des cibles Irakiennes.

 

 

Pioneer.jpg

 

Il n’y a donc là rien de révolutionnaire et nous pensons que les Chinois peuvent encore beaucoup mieux faire… d’ici quelques années. Pour l'instant ils ont 20 ans de retard sur les Américains. Comme nous.

Source : David Axe Danger room

 

mardi, 28 juin 2011

ON A OUBLIE LE DURCISSEMENT !

A l'issue du salon du Bourget, beaucoup de questions restent posées.

Certaines on trait à l'avenir des drones Français et tout semble indiquer que nous ne verrons rien arriver avant 2017 ou, à notre avis, plutôt 2020.

Il semble que le gouvernement remette à plus tard des décisions urgentes et l'on se demande comment les armées vont gérer ces interminables années. Avec des Harfang en fin de course ?

Encore un fois nous disons qu'il faut à la France des Reaper qui permettront d'assurer la transition d'ici 2017/2020.

L'armée de l'air l'a fait dans les années 60 avec du matériel Américain. Ce qui a permis à notre industrie aéronautique de se développer, sans priver les armées d'outils indispensables à court terme : en ce sens le Mirage est le fils des F 84, F 100 et autres qui ont assuré l'intérim, autant qu'il l'est des Ouragan et des Mystère.

Au lieu d' acheter du matériel éprouvé pour passer ces dix années en attendant nos propres drones, on remet à plus tard notre décision : sommes-nous en 2011 ou en 1938 ?

Allons-nous comme en 1938 nous laisser dépasser ?

Comment nos armées vont-elles mener les conflits des prochaines années sans des drones de qualité en nombre suffisant ?

 

F100.jpg
Un F 100 de l'armée de l'air.

 

Mais ce n'est pas là le sujet principal de ce jour.

Nous voulons plutôt parler du dénominateur commun à tous les drones que nous avons vus : aucun n'est pensé pour une action du faible au fort, et aucun n'est suffisamment durci pour affronter des adversaires d'un niveau technologique égal ou supérieur au nôtre.

Tout se passe comme si les constructeurs avaient prévu des véhicules destinés à combattre des ennemis qui ne disposeraient jamais de supériorité aérienne, ni même d'ailleurs d'un défense anti-aérienne correcte. Or si l'on conçoit aujourd'hui des drones destinés à être opérationnels dans 10 ans et plus il faut quand même s'attendre à ce qu'ils rencontrent des adversaires autres que les combattants du Hezbollah ou les Talibans, quelle que soit leur valeur.

Nos drones de demain pourraient être être amenés à affronter des chasseurs type F 16 ou leurs successeurs ainsi que des défenses aériennes aussi évoluées et sans aucun doute beaucoup plus denses que les nôtres : seraient-ils capables de le faire ? Nous en doutons fortement.

Et ce qui est vrai du "haut de gamme" des drones l'est encore plus des mini-drones qui ne survivraient pas à un combat de rues un peu soutenu.

Alors puisque nous avons avons choisi de prendre notre temps, espérons que le projet Franco-Britannique TELEMOS intégrera cet aspect des choses, faute de quoi nous risquons d'aller vers des surprises du type de celle des Américains lorsque qu'ils perdirent leur U2, qui était soi-disant hors d'atteinte des défenses soviétiques.

Il serait dommage, et coupable, de construire une flotte de drones inutilisables contre l'aviation Chinoise ou contre n'importe quelle autre armée moderne. Nous sommes trop influencés -les Américains aussi d'ailleurs- par le modèle Israélien et nous finissons par oublier qu'il n'est pas transposable dans un conflit symétrique. Un système d'armes doit être le fruit d'une doctrine et non une solution technique étrangère correspondant à à un théâtre d'opérations et à des adversaires qui ne sont pas les nôtres.

Alors durcissons nos drones !

 

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Il va falloir muscler bébé Télémos, mais que pèserait-il devant un J 10 ? Ou un SU 30 Vénézuélien ?

 

Nous ne sommes qu'au début des guerres Nord-Sud dont la mère des batailles fût la guerre des Malouines : alors il faut que nos drones intègrent ces données et soient conçus pour des conflits de plus en plus symétriques.

 

 

J10.jpg

Le chasseur J 10 de l'aviation Chinoise.

 

 

jeudi, 23 juin 2011

LE PREMIER APPAREIL PERDU EN LYBIE EST UN DRONE

C'est un MQ-8 Fire Scout, hélicoptère complètement automatique construit par Northrop Grumman, utilisé par l'US NAVY pour  des missions de reconnaissance, qui a été abattu mardi 21 juin au matin à 140 kilomètres à l'est de Tripoli.

 

firescout.jpg

 

 

La télévision Lybienne a prétendu qu'il s'agissait d'un hélicoptère Américain Apache, mais la nature des débris, leurs couleur et les marquages prouvent qu'il s'agit bien du drone hélicoptère de Grumman.

 

firescout2.jpg

 

 

A notre avis cette il s'agit là d'une bonne nouvelle sur le plan tactique, si elle ne l'est guère au niveau stratégique.

Tactiquement, en effet, cette perte de 10 millions de dollars a sans doute évité celle d'un ou plusieurs appareils pilotés car le but des drones est précisément de prendre des risques en étant déployés à des endroits et dans des missions inaccessibles aux engins habités : volant dans de mauvaises conditions et sans protection. Il semble que sur d'autres théâtres d'opération, notamment en Afghanistan, des Predators aient été abattus mais nous ne disposons pas de chiffres à ce sujet.

Sur le plan stratégique par contre elle montre, alors qu'on nous le cache soigneusement en France, qu'il s'agit là vraiment d'opérations de guerre même si les drones endossent, et c'est heureux, des pertes qui auraient pu être humaines.

En conclusion cela renforce notre position sur la nécessité pour la France de :

1-se procurer des drones éprouvés au combat comme le REAPER,

2-simultanément de lancer un appel à projets largement ouvert auprès des industriels Européens sur les différents segments de drones dont nos forces ont et auront besoin afin de démarrer le plus vite possible une production Européenne ou Française.

 

 

firescout3.jpg

 

 

 

 

 

 

mardi, 21 juin 2011

INDIGNONS NOUS !

M. Longuet a trouvé le moyen de ne pas prendre de décision...en attendant 2013, rien ne bougera. C'est d'un bon politique mais est-ce aussi d'un bon ministre ? N'est pas Colbert qui veut.

M. Longuet crée une commission qui, comme le fait remarquer M. Merchet -dans son blog secret defense sur Marianne- permet d'enterrer le problème :

"On prête ces mots à Clemenceau : "Quand on veut enterrer un problème, on crée une commission". Le ministre de la Défense Gérard Longuet en fournit une belle illustration au sujet des drones. Il doit annoncer, demain mardi, la création d'une équipe franco-britannique chargée de définir quel type de drone Male les deux pays ont besoin. Remise de la copie dans dix-huit mois, c'est-à-dire bien après les élections françaises. Une manière d'éviter de trancher dès maintenant, en France mais aussi au Royaume-Uni où les caisses sont encore plus vides. On sait qu'industriels et militaires s'opposent assez vivement sur la question : faut-il acheter des Reapers américains sur étagère ou lancer dès maintenant le programme franco-britannique Télémos ?


On s'attendait, sans doute naïvement, que la question soit tranchée à l'occasion du 49ème salon du Bourget qui a ouvert ses portes ce matin. Las ! Dans son discours d'ouverture, le président Nicolas Sarkozy a soigneusement évité le sujet. Son ministre de la défense s'était sans doute un peu trop avancé dans un entretien paru vendredi dans Air et Cosmos. Gérard Longuet expliquait alors : "Nous annoncerons au Bourget un projet de drone franco-britannique". On en est pas encore là. Le ministre semblait reprendre à son compte les arguments des industriels, soucieux de préserver le savoir-faire européen : " Le sujet des drones est trop stratégique pour qu'il se réduise à un simple sujet d'achat sur étagère (...) Le cadre de sélection est celui de l'accord franco-britannique" de novembre dernier.

L'annonce de la création d'un groupe de travail franco-britannique sur les drones reporte la décision à 2013. D'ici là, que faire ? L'achat de Reapers américains serait "compliqué" pour l'avenir d'une solution européenne, reconnait le ministre. Il souhaiterait
"faire évoluer les systèmes existants pour les prolonger" ou tenter une "expérience différente" pour une solution "intermédiaire" avec les Britanniques. Laquelle ? Mystère... Ce que l'on sait, c'est que le ministre aimerait que les industriels français du secteur (Dassault et EADS) se rapprochent.

La solution militairement raisonnable eut été de se procurer des REAPERS nécessaire transition avant une éventuelle solution Française ou Européenne. Nous disons bien Française ou Européenne et non DASSAULT-BAE."

En effet, plutôt que de favoriser toujours les mêmes industriels, le ministère aurait pu lancer un appel à projets permettant à de nouvelles solutions d'émerger : dans une période économique difficile c'eut été bien de faire apparaitre de nouveaux intervenants.

Mais non, attendons 2013 afin que les mêmes qui vient grassement des budgets de la défense depuis 50 ou 60 ans continuent d'en profiter.

Navrant.

Nous persistons à dire sur ce blog que la bonne stratégie était d'acheter US pour fournir aux militaires un bonne solution de transition, tout en lançant immédiatement nos propres projets et développements à travers de transparents appels d'offres.

Mais c'était sans compter sur le "mal Français"...


jeudi, 16 juin 2011

DRONES SUR LE YEMEN : LA GUERRE DE L'OMBRE

 
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