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dimanche, 26 février 2012

PREMIER VOL DE L'AVENGER C PREDATOR (2ème appareil)

Nota : pour vous inscrire à la réunion du 14 juin à Paris, écrivez à lesdrones@gmail.com


Le deuxième AVENGER C PREDATOR a effectué son premier vol.

PredCnight.jpg

 

General Atomics Aeronautical Systems a annoncé le 12 février que le deuxième prototype du drone PREDATOR C AVENGER qui est un appareil à réaction multi rôles, venait d’effectuer son premier vol.

« Ce premier vol est une réalisation significative dans la mesure où, après le premier prototype, il est matérialise une vraie capacité opérationnelle » a déclaré le président Frank Pace.

“Avenger apporte les capacités nécessaires au prix souhaité et au bon moment et est prêt aujourd’hui.

Il offre des avantages uniques et inégalés en termes de performance, de coût, de calendrier.

 

Par rapport au premier Avenger son fuselage a été allongé de 120 cm afin d’augmenter sa charge utile et la quantité de carburant emporté.

Le premier Avenger avait volé en avril 2009. Contrairement à ses prédécesseurs Predator et Reaper, l’Avenger est propulsé par un turboréacteur et offre des capacités de furtivité grâce à une soute à munitions et à une sortie d’air en « S » destinée à diminuer la température de sorite et la signature radar.

Il aura le même armement que le Reaper (celui dont avait besoin l’armée Française et que Longuet a rejeté), portera le radar Lynx et le système de visée électro-optique EOTS désigné comme le système ALERT.

La station de contrôle au sol et le réseau de communications seront les mêmes que pour les Predator et  les Reaper.

Le 3° exemplaire volera en septembre et le 4° en début 2013.

Synthèse des caractéristiques :

Missions : surveillance, de renseignement de reconnaissance et d’attaque sur terre et sur mer).

Moteur : un Pratt & Whitney PW500 de 2220 kg de

Vitesse : 650 km/h

Altitude de croisière : 18 500 m

Autonomie : 20 heures, portées à 24 avec des réservoirs externes

Longueur : 14 m

Envergure : 20 m

Charge utile en soute : 1 400 kg


Predator C avenger.jpg

 

 

Source : http://avstop.com/

lundi, 20 février 2012

LA STRATEGIE DES DRONES RESTE A INVENTER

Moyens logistiques et moyens de combat nouveaux, les drones vont nous obliger à inventer une nouvelle stratégie.

1-La dépendance entre les propriétés de l’armement et la stratégie .

Personne ne remet en cause cette dépendance mais tous pensent que c’est l’innovation stratégique qui mène à la création de nouvelles armes. Et non l’inverse.

Or dès 1944 le général Brossé livre à Science et Vie une étude où il fait remarquer que ce sont les progrès de la technique qui commandent l’évolution de la stratégie.

Passés inaperçus à l’époque ces écrits étaient révolutionnaires dans la mesure où les Etats-Majors de tous les pays pensaient que la doctrine stratégique aboutissait à créer les moyens de cette doctrine (les nouvelles armes) et non l’inverse.

Aujourd’hui où les drones sont en train de devenir un instrument d’attaque et de défense qui révolutionne la tactique il faut se demander en quoi ils vont révolutionner la stratégie.

Voici quelques exemples pour illustrer ce rapport de la stratégie à l’armement.

 

La stratégie de César.

 

C’est le javelot du légionnaire Romain, le « pilum », qui va commander la stratégie de César. A la fin de la charge les Romains, avant d’en arriver au corps à corps, lancent ce javelot qui est capable de transpercer le bouclier Gaulois. Puis lors du corps à corps ils restent en rangs serrés, se couvrant mutuellement.

Le javelot a rendu nécessaire la discipline de la centurie : rester en formation, lancer le pilum de façon synchronisée, combattre avec le glaive sans s’égailler.

Le pilum a permis à César d’exprimer son génie et a abouti à ses victoires.

 

L’armement défectueux du 17° siècle

 

Le mousquet n’a qu’une faible portée, tire lentement et n’a pas de baïonnette.

La cavalerie, rare et fragile, n’est guère utilisée car on la ménage. L’artillerie tient un rôle de figuration. Il en découle une stratégie lourde et où on ne recherche pas la décision. C’est ainsi que la plupart des guerres s’éternisent.

Un siècle plus tard le perfectionnement du fusil et l’emploi de l’artillerie en batteries permettront de combiner des opérations décisives.

 

Napoléon : une stratégie innovante servie par un matériel éprouvé.

 

L’empereur dispose d’un matériel déjà ancien mais parfaitement adapté à la recherche de la décision lors de ses batailles auxquelles toutes les forces vont concourir. Et ce matériel éprouvé, comme le canon de Gribeauval, conviendra  à cette manœuvre parce qu’il est extrêmement robuste et mobile.

Il n'a pas besoin de nouveau matériel et sa stratégie va être adaptée à ce

matériel : n'est-ce pas la marque du génie ?

 

Gribeauval.jpg

 

1917-1918, artillerie lourde et stratégie lente.

 

Ayant constaté les faiblesses de l’artillerie de campagne les belligérants ont réussi à forger une artillerie lourde mieux adaptée à la guerre de tranchées que l’artillerie de campagne de 1914.

Mais cette artillerie est précisément si lourde en termes de déplacement et de logistique que la stratégie suivant, comme toujours, l’évolution du matériel se limite à des batailles précédées de longs temps d’arrêt. Et dont l’exploitation est limitée car elle laisse à l’adversaire le temps d’amener d’importantes réserves.

 

1940, « motoren » et stratégie d’anéantissement.

 

Nous connaissons tous la puissance du tandem Panzer Stuka. Qui est basé sur la vitesse et la puissance des moteurs. Et qui entraîne, chez les Allemands un mode de commandement suffisamment souple où chaque occasion est saisie au niveau de la division, voire du régiment. Ainsi l’adversaire n’a pas le temps de se rétablir et ses unités sont anéanties en tant que telles : les hommes sont vivants mais l'organisation est détruite. Les pertes humaines sont d’ailleurs faibles et n’ont rien de comparable à celle de la guerre précédente. 1940 est l’époque des millions de prisonniers, provenant d’armées défaites en 2 mois (France) ou en 3 semaines (Pologne).


 

ju87stuka.jpg


 

1943-1945, l’aviation stratégique.

 

Validant, 10 ans après, les théories du général Italien Douhet, les bombardiers stratégiques Américains et Anglais vont permettre aux alliés de mettre en place une stratégie « cumulative » portant non sur le corps de bataille de l’ennemi mais sur la logistique et les populations. Bien sûr aucun de ces bombardements stratégiques n’est décisif, mais c’est le cumul de ces frappes qui affaiblit l’ennemi au point où sa logistique est tellement diminée que, lors de l’offensive des Ardennes par exemple, ses chars  n’ont qu’un potentiel de quelques heures pour mener à bien des actions qui auraient pu réussir si elles n’avaient pas du s’autolimiter.

 

1950 à 1990, le nucléaire et la « fin » de la stratégie.

 

L’équilibre de la terreur met fin à toute stratégie « fine ». C’est le tout ou rien symbolisé par la crise de Cuba où, pour contrer quelques missiles soviétiques assez inefficaces, les Américains envisagent d’employer l’arme nucléaire.

Pendant ce temps tous les mouvements révolutionnaires s’en donnent à cœur joie car ils savent ne rien risquer : on ne lancera pas une bombe atomique sur le Che !

Et c’est heureux car qui sait comment auraient tourné les mouvements de libération des pays de l’Est si l’URSS avait disposé d’une armée de drones anonymes et discrets ?

 

1991, logistique et saturation.

 

C’est la période pendant laquelle, le développement de la logistique va permettre des interventions limitées mais très puissantes, saturant complétement les défenses adverses.

L’archétype de ces interventions est la première guerre du golfe : une logistique exceptionnelle va littéralement "noyer" l'armée Irakienne; 

 

Et maintenant les drones : une stratégie à inventer.

 

Les drones ont commencé d’être utilisés par les précurseurs, Américains et Israéliens, dans le cadre stratégique des années 1990 : asymétrique -du fort au faible- et en remplacement des avions ou des hélicoptères dans le but de limiter les pertes humaines des pays utilisateurs. Ainsi l’emploi en a été somme toute assez parcimonieux, limité à quelques théâtres d’opération et sans vision stratégique réelle. La preuve en est que les drones produits actuellement sont des appareils seraient en difficulté face à un adversaire disposant de moyens anti-aériens puissants. Et que les drones ne sont pas utilisés là où ils seraient le plus utiles, c'est à dire pour assurer un logistique permanente, version actuelle du pont aérien de Berlin.

On peut imaginer que le retrait des troupes d’Afghanistan, véritable défi logistique dans la mesure où l’Afghanistan n’a pas de façade maritime et dès lors que l’armée Afghane ne sera pas capable d’assurer la sécurité de ce retrait – si au moins elle contribue pas à le rendre périlleux - aurait nécessité le premier emploi stratégique des drones. Si les grands drones de transport ne sont pas prêts on utilisera massivement des drones armés pour anéantir, sans pertes pour les alliés, ceux qui tenteront de transformer ce retrait en débandade. L’installation d’un coalition dans un pays hostile voit chaque jour le renforcement de cette coalition les choses devenant ainsi de moins en moins difficiles et la sécurité de ces troupes s’accroissant avec le temps. Dans le cas du retrait on est bien évidemment dans le phénomène inverse : malheur aux derniers à partir qui vont inévitablement se retrouver en situation du faible au fort à un moment donné. Les Russes avaient effectué un retrait magistral mais il avait eu lieu essentiellement par la route  et avait été appuyé par une force aérienne qui fit le vide autour des troupes soviétiques et assura jusqu'au bout la sécurité des colonnes Russes à une époque où les Talibans étaient beaucoup moins forts et nombreux que maintenant.

Ce sont les drones Américains qui assureront ce rôle d’appui et de protection et c’est une des raisons pour lesquelles ce retrait ne pourra se faire avant un ou deux ans faute d’un nombre de drones suffisant.

 

Mais au delà de l’Afghanistan la stratégie des drones reste à inventer et nous pouvons déjà tenter de dégager les grandes lignes sur lesquelles elle s’appuiera.

 

1-une logistique massive et permanente  par l’utilisation de très grands drones dotés de drones gigognes amenant la logistique "de l'usine au combattant sur le terrain."

2-une dissuasion, non plus nucléaire et aveugle, mais "classique" et ciblée grâce à la permanence, à l’invisibilité, à  l’invulnérabilité et à l’ampleur des frappes adressant des objectifs militaires ou civils (centrales électriques, usines, hubs logistiques, voies de circulation, aéroports). Ce sont peut-être les drones qui nous permettront de sortir du "cauchemar nucléaire" en substituant une implacable dissuasion ciblée à l'inhumaine stratégie "anti-cités".

3-Une omniprésence des drones dans chaque zone potentielle de conflits, voire de drones « dormants » implantés chez nos éventuels adversaires - qui ne manquent pas de zones désertiques ou de forêts profondes - drones prêts à se réveiller sur demande et à frapper là où ces frappes paraissent impossibles compte tenu de la situation des objectifs, soigneusement éloignés des frontières.

 

Le général Brossé a écrit : « le parallélisme entre les progrès de l’armement et l’ampleur croissante des opérations de guerre est une des phénomènes les plus frappants de la vie tourmentée de l’humanité ».

Avec les drones les Occidentaux pourront mettre en place des opérations de guerre mondialisées d’une ampleur inconnue jusqu’à présent : aucun de leurs ennemis ne sera plus à l’abri. La première bonne nouvelle est que cela va sonner le glas du terrorisme en supprimant son impunité. La deuxième est que les pertes civiles seront réduites car le pilote de drone, supervisé en permanence, fera tout pour les éviter.

Ainsi même les hommes de mauvaise volonté sauront qu’ils ont intérêt à s’asseoir à une table pour négocier évitant ainsi la mort presque certaine, inattendue, imprévisible ; la mort grise comme la carlingue des Reaper, les moissonneurs* de la mort.

*Reaper en Anglais.


 

MQ-9-Reaper.jpg


dimanche, 12 février 2012

L’INTEGRATION DES DRONES ENTRE EN DEBAT

Dans une note du 25 janvier 2012 nous lancions, sur le thème de l'insertion des drones un appel à participer à une première réunion nationale sur ce sujet le 14 juin à Paris   :

http://lesdrones.20minutes-blogs.fr/archive/2012/01/25/ci...

Voici aujourd'hui deux documents qui montrent l'importance de l'intégration des drones, aux yeux des acteurs Français

1-L'INTEGRATION DES DRONES EVOQUEE DANS LE BLOG DE www.pilotermag.com  

 2-Une lettre du CONSEIL NATIONAL DES FÉDÉRATIONS AÉRONAUTIQUES ET SPORTIVES qui a été adressée le 6 février au Directeur de l'aviation civile.

Dans ce courrier Monsieur Méreuze, délégué Général du CNFAS estime "qu’un débat national est nécessaire entre les différents usagers de l’espace aérien sur cette question fondamentale qui touche à l’accès au domaine public, à la sécurité des tiers au sol, à la liberté de circulation et à la complexité de l’espace aérien."


1- Voici tout d'abord l'article de PILOTERMAG.COM qui montre qu'il s'agit là d'une préoccupation partagée à juste titre par de nombreux pilotes et nous en profitons pour rappeler que la réunion de lancement du comité aura lieu le 14 juin à Paris.

PILOTER.JPg

Encore une fois nous pensons qu'il est indispensable que les Français se penchent très vite sur ce sujet. C'est un moyen peu coûteux de prendre de l'avance sur un sujet vital.

« Cela se passe… aux Etats-Unis, à la pointe en matière de développement et d’utilisation de drones (UAV pour Unmanned Aerial Vehicles ou UAS pour Unmanned Aircraft Systems). Le Congrès vient d’approuver une réglementation qui imposera l’ouverture de l’espace aérien américain aux drones. Il ne reste plus que le texte soit ratifié par le président pour qu’il soit applicable selon différentes étapes. Dans les 90 jours, les petits drones (moins de 2 kg) seront autorisés. Dans les deux ans, cela sera le tour des drones de 20 kg et tous les drones, quelles que soient les tailles et masses, devront être intégrés à l’espace aérien américain avant le… 30 septembre 2015 !

La presse aéronautique (aviation générale) américain s’étonne d’un tel calendrier, aussi serré que la réglementation qui impose une évolution des méthodes de gestion de l’espace aérien, des critères définis mettant en jeu l’aviation militaire et l’aviation civile, quand on sait aussi que le système dans de nombreux espaces aériens repose sur une sécurité assurée par le «voir et être vu» : solution qui n’est pas opérationnelle avec les drones par définition non pilotés… sauf du sol et à distance. La technologie pour permettre aux drones de localiser et d’éviter les autres aéronefs en vol n’est pas encore au point même si, en Europe notamment, des programmes ont été lancés pour trouver des solutions techniques…

Un seul passage pourrait faire «garde-fou» au projet réglementaire américain, le texte indiquant qu’au sujet du potentiel de collisions en vol, la FAA devra au préalable «s’assurer de la sécurité des systèmes et des procédures de navigation… avant l’intégration dans l’espace aérien national» !

La co-existence forcée des drones et des autres aéronefs , notamment civils et volant dans les basses couches, ne fait que commencer… Les premiers, étant soutenus par de puissants intérêts économiques et les utilisateurs militaires, ont tous les atouts pour peser fermement dans les «négociations». 

En France, la DGAC prépare depuis quelques années une réglementation en la matière…

www.pilotermag.com samedi 11 février 2012 »

2- Et voilà le texte de la lettre du CNFAS :

 

Paris, le 06 Février 2012

 Monsieur Patrick Gandil

 Directeur Général de l’Aviation Civile

 50 Rue Henry Farman

 75720 PARIS CDX 15

 

N.Réf. : CNFAS12 DM/MH/DS 12-284

Objet : Compatibilité des drones et de l’Aviation Légère et Sportive

 

 Monsieur le Directeur Général,

 

 Les représentants au CCRAGALS Sud-Est des fédérations du CNFAS ont été conviés le 17

 janvier dernier à une réunion de concertation pour un projet de création d’une zone d’essais

 dans la région de Carpentras au bénéfice d’un industriel privé voulant développer des drones.

 

Conformément à la réglementation actuelle, cette zone de taille respectable (étendue du sol

 au FL75) serait impénétrable, et viendrait de ce fait complexifier encore plus une région très

 dense en espaces aériens. Il est à noter que la vallée du Rhône est un endroit très utilisé en

 VFR.

 

Le CNFAS observe avec inquiétude la progression rapide des annonces des constructeurs

dans ce domaine prometteur de l’aviation civile, sachant que les drones sont destinés à

évoluer dans la même tranche d’altitude que l’aviation légère, qu’ils ne peuvent toujours pas

“détecter et éviter” et que la seule solution réglementaire proposée est la ségrégation.

 

Sans nous opposer au progrès technique, nous craignons que des situations de ce genre ne

 se multiplient, chaque industriel exigeant au nom d’intérêts économiques “sa“ zone d’essais

 privée, paralysant ainsi le domaine public (dont l’aérodrome de décollage) au détriment des

 autres usagers.

 

Cette question ne doit pas se régler au cas par cas au niveau régional : il me semble au

 contraire qu’un débat national est nécessaire entre les différents usagers de l’espace aérien

 sur cette question fondamentale qui touche à l’accès au domaine public, à la sécurité des

 tiers au sol, à la liberté de circulation et à la complexité de l’espace aérien.

 

Entre temps, nous vous demandons de bien vouloir faire appliquer un moratoire sur les  créations de zones temporaires ou permanentes au bénéfice de drones civils et nous nous permettons de suggérer que les industriels utilisent les zones existantes destinées aux essais en vol comme par exemple les zones du CEV.

 

Veuillez agréer Monsieur Le Directeur Général, l’expression de nos sentiments les meilleurs.

 Dominique Méreuze, Délégué Général du CNFAS


Lettre originale en pdf : LETTRE CNFAS.PDF


En conclusion nous invitons bien sûr PILOTERMAG et le CNFAS à participer à la réunion du 14 juin : comme vous le savez notre ambition est que la France "reprenne la main" des drones au niveau mondial et cela passe, tout d'abord, par l'intégration des drones.

 

 


 

 

 
 

dimanche, 05 février 2012

USA : intégration des drones dans l'espace aérien.

Dans un billet récent nous lancions le projet du plan d’intégration des drones dans l’espace aérien Français :

http://lesdrones.20minutes-blogs.fr/archive/2012/01/25/circulation-des-drones-appel-a-participation.html

Au Etats-Unis cette étape est déjà franchie et le congrès va ratifier une loi permettant l’intégration des drones dans l’espace aérien Américain.

« Bien que les drones existent depuis des décennies, seuls les progrès technologiques induits par leur usage militaire dans les dix dernières années ont fait qu’il est devenu possible de faire voler en tout sécurité des drones  pour accomplir des tâches trop dangereuses, difficiles, répétitives ou chères pour des avions pilotés.

Les drones sont une technologie révolutionnaire qui va complètement modifier la façon de penser l’aviation du futur  et cette législation marque le début pour la FAA (NDB : aviation civile US) de la réglementation de cette activité.»

Michael TOSCANO, président de l’AUVSI.

L’AUVSI, née aux USA est l’association internationale  des véhicules sans pilotes (association of unmanned vehicle systems).


 

Logo Auvsi.jpg


Les principales dispositions de cette réglementation sont les suivantes :

1.    La date limite de l’intégration complète des drones dans l’espace national Américain est fixée au 30 septembre 2015.

2.    Le plan complet de cette intégration sera défini dans les neuf mois à venir.

3.    L’aviation civile Américaine va créer une feuille de route sur 5 ans qui sera mise à jour annuellement. Les drones de moins de 20 kg seront autorisés à voler dans les 27 mois à venir. Dans les 6 mois à venir 6 sites d’essai seront créés.

4.    D ‘ici un an les drones de moins de 20 kg seront autorisés dans l’Arctique 24 heures sur 24, au delà de l’horizon et à une altitude d’au moins 600 mètres.

5.    Un accès à l’espace aérien plus rapide sera accordé aux utilisateurs publics tels les forces de l’ordre, les pompiers, les services de secours, etc.

6.    L’autorisation de vol sera accordée aux drones de moins de 2 kg sous 90 jours s’ils satisfont certaines exigences. Le but étant de permettre aux services concernés de sauver des vies et d’accroître la sécurité publique.

7.     L’aviation civile étudiera l’influence des facteurs humains et les causes d’accidents.

 

 
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