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jeudi, 28 mars 2013

LES DRONES DE FRET

Le bureau financier du congrès Américain a publié l'année dernière une étude passée inaperçue en France sur ce que les Américains appellent des " Unmanned Airships" et que nous pourrions nommer des drones dirigeables ou, mieux, des drones "plus légers que l'air" (DPLA)

La demande du congrès portait sur des drones "plus légers que l'air"  à usage militaire : surveillance, reconnaissance et transport.

C’est sur ce dernier aspect que porte ce billet car  nous pensons que le transport militaire et le transport civil présentent un certain nombre de similitudes.

Notre volonté étant de nous faire les avocats des grands drones civils de transport où nous voyons un grande perspective de développement industriel pour la France nous ne parlerons aujourd’hui que de « l’airlift » ou transport de fret.

L’étude retient 3 types de DPLA actuellement en développement et donc susceptibles d’entrer en service dans les prochaines années.

Elle ne fait qu’évoquer le programme Walrus de 2005 qui envisageait de développer des DPLA de 300 à 400 mètres de long et d’une charge utile de 500 tonne, sans la retenir dans le cadre de l’étude, jugeant sa possible réalisation trop éloignée. Pourtant Walrus est une solution d'avenir, mais à l'horizon 2050.


 

Walrus.jpg


 

Le premier type est le projet Pélican qui est un aéronef  hybride ; c’est à dire un plus léger que l’air à coque rigide utilisant une technologie de « flottabilité aérienne variable » permettant selon les phases du vol et les conditions météorologiques de le contrôler plus facilement c’est à dire de le rendre à certains moments aussi « lourd que l’air » tel un avion classique. Il est déjà en construction et c’est le seul financé par le ministère de la défense US.

 

Le deuxième est le LEMW HEAVY qui est actuellement en cours de développement pour des missions de renseignement de longue durée.

 

Le troisième est le SKYTUG, un hybride lui aussi en construction actuellement.

 

Tableau des uav.jpg

 

 Ces DPLA transporteraient des charges utiles de 20 à 60 tonnes à des distances de 2000 à 6000 km. Ce qui équivaut aux performances des Hercules C 130 tout en restant moindres de celles des C17, C5 et autres ANTONOV 124. Par contre les DPLA offrent l’énorme avantage de ne demander que des infrastructures fort réduites, dès lors qu’ils se passent de pistes aménagées et peuvent utiliser des aires dédiées qui seraient au cœur des hubs logistiques routiers qui existent partout en Europe.

 

Hub logistique.jpg

 

 

En comparant les possibilités des grands DPLA avec les moyens de transport aériens classiques tels le C17 et les navires de fret l’étude aboutit aux conclusions ci-dessous :

pour un transport des USA vers le Proche-Orient les navires auraient une capacité de transport 30 fois plus grande que les avions mais ceux-ci permettraient de livrer les premières charges très rapidement.

 Or les DPLA offriraient une voie intermédiaire qui offrirait des capacités supérieures à celles des avions à partir du 30ème jour.

 

Performances de uav.jpg

  

Si l’on en tire des conclusions dans le domaine qui nous intéresse, le grands drones de fret civils, on voit que l’avenir est à ces grands drones opérant en permanence en norias aériennes, supprimant ainsi les 15 jours de temps mort.

Ces véritables « voies lactées » de drones de fret se suivant sans interruption dans des voies aériennes évitant soigneusement toute zone à forte densité de population assureraient un transport remplaçant une grande partie des actuels transports routiers et maritimes, pour le plus grand bien de l’environnement terrestre et maritime et de la sécurité routière.

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