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lundi, 16 mai 2011

QU'EST-CE QUE LONGUET VA DECIDER ?

Qu'est ce que Gérard Longuet va décider ?


D'après "Challenges" la France hésite encore entre deux Drones pour ses forces armées : le drone Américain REAPER très performant ou la solution proposée par Dassault et EADS d'un drone HARFANG Israélien modernisé : alors solution Américaine ou Israélienne ? Les militaires penchent nettement pour la solution Américaine, plus performante et plus évolutive.

Nous espérons qu'il tiendra compte des besoins tactiques, avant tout et qu'il choisira l'efficacité en attendant qu'un jour, que nous voulons proche, il puisse (ou ses successeurs...) choisir un drone vraiment Français : un "DRONE MIRAGE III" en quelque sorte, c'est à dire un appareil de qualité, largement exportable.

Reaper français : et pourquoi pas ?

800px-MQ-9_Reaper_-_090609-F-0000M-777.JPGDans le petit milieu de la défense, c'est l'hypothèse interdite. Pensez-donc : un achat sur étagères par la France de drones américains MQ-9 Reaper (« faucheuse », en anglais, photo ci-contre Us Air Force), parfois appelés par leur ancien nom Predator B, à l'industriel General Atomics... Hervé Morin était convaincu par l'idée, avant de se faire éjecter du gouvernement. Juppé n'a pas vraiment eu le temps de s'y coller avant de filer au quai d'Orsay. Gérard Longuet semble jouer la montre ; le blog Secret Défense annonçait un achat imminent le 4 mars dernier, avant que la décision ne soit repoussée par in extremis. Le ministère affirme désormais que la décision sur les drones MALE (moyenne altitude longue endurance) sera prise « d'ici à la fin du printemps ».
En coulisses, la bataille fait rage. Dassault et EADS, pour une fois d'accord sur un point, mobilisent leurs réseaux pour flinguer le projet façon puzzle, dénonçant un « renoncement stratégique » majeur. Jean-Claude Viollet, vice-président de la commission de défense de l'Assemblée nationale déclarait la semaine dernière devant l'AJPAE être opposé à un achat de Reaper : « Cela aurait pour conséquence d'hypothéquer toute chance pour l'Europe de développer ses compétences dans les drones ». La défaite d'EADS dans la compétition des ravitailleurs de l'US Air Force amène de l'eau au moulin des opposants au Reaper, qui soulignent que la France et l'Europe seraient bien mal inspirées de faire ce cadeau aux Etats-Unis.

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Le problème, c'est qu'il va bien falloir remplacer les Harfang (photo ci-dessus, EADS), à bout de souffle en Afghanistan. Les projets européens ? C'est évidemment la priorité des priorités, pour laquelle le financement doit être trouvé au plus vite. Mais aucun ne permet de livraison avant 2016-2017, au mieux. Le tandem BAE-Dassault propose un dérivé du drone Mantis du groupe britannique (programme à 1 milliard d'euros), mais pas avant 2016-2017. Quant à EADS, son projet Talarion (photo ci-dessous, EADS), estimé à 3 milliards d'euros que le groupe européen, vient d'être raboté pour se contenter d'une enveloppe de 300 millions d'euros. Mais ce financement ne permettrait que le développement d'un prototype à l'horizon 2013-2014, les livraisons de l'appareil définitif n'arrivant que bien plus tard en cas de financement complémentaire.
A court terme, la réalité est donc cruelle : la France ne peut que choisir sa dépendance. Vis-à-vis de l'israélien IAI si elle choisit de moderniser ses Harfang, développés sur plateforme israélienne : la solution est poussée par EADS qui proposerait quatre Harfang reconfigurés et cinq appareils neufs pour tenir jusqu'à 2020. Dépendance aussi vis-à-vis d'Israël si la France choisit un contrat de leasing du drone Heron TP d'IAI, comme le propose Dassault. Ou dépendance vis-à-vis des Etats-Unis si elle choisit d'acheter du Reaper. Et là, le problème se pose d'une tout autre manière : non pas France contre Etats-Unis, mais solution israélienne contre solution américaine.

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Côté performance, il n'y a pas de match : « Les performances actuelles du Harfang et du Reaper ne sont pas comparables, soulignaient les sénateurs Xavier Pintat et Daniel Reiner dans un avis du 18 novembre 2010Plus puissant, plus rapide, volant à plus haute altitude, le Reaper possède 36 heures d'autonomie contre 24 pour le Harfang (...) le potentiel d'évolution du calculateur du Harfang est plus limité que celui du Reaper. (...)  Enfin, l'effet de série bénéficie au Reaper, produit à 200 exemplaires, son coût à l'heure de vol étant bien inférieur à celui du Harfang [8000 euros contre 10 000 euros de l'heure]»
Les militaires en opérations abondent : un des responsables du détachement Harfang en Afghanistan assurait récemment dans la presse spécialisée que le Harfang est « dans le peloton de queue des pays de la coalition, sans possibilité d'évolution à court terme » et que le Reaper permettrait de « combler rapidement le fossé technologique et capacitaire » qui sépare les forces françaises de leurs homologues, notamment britanniques et américains. Le Reaper permettrait un fonctionnement en coalition avec d'autres pays européens qui en sont équipés, comme le Royaume-Uni et l'Italie. Il pourrait être armé en cas de besoin (missiles anti-chars, bombes guidées laser), mais aussi équipé de matériel français : pods, radars, caméras. Même modernisé, le Harfang resterait pénalisé par l'obsolescence de sa plateforme et la faiblesse de son moteur.

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Question retour industriel, EADS travaille avec l'israélien IAI depuis le début des années 2000, développant notamment la liaison satellite du Harfang. Mais il en perd régulièrement son latin : retards à répétition, surcoûts, absence quasi-totale de transferts de technologies, IAI gardant la haute main sur une plateforme de toute façon obsolète. Côté américain, EADS aurait obtenu des garanties il y a un an. Selon des sources proches du dossier, non confirmées par EADS, le groupe européen aurait même négocié un « technical agreement » en avril 2010 avec General Atomics, qui n'attendrait plus que la signature définitive d'EADS : celui-ci ouvrirait la voie à une « francisation » du Reaper, avec des équipements satcoms, des radars, systèmes d'écoute... EADS serait chargé du système de système de management de vol (FMS) et le banc d'intégration serait en France.
Bref, la question des drones MALE est autrement plus complexe qu'une simple guéguerre européano-américaine. Faut-il acheter du Reaper ? La question mérite au moins d'être posée, sans tabou et sans idéologie. S'il est possible de combler le déficit capacitaire avec des drones américains tout en gardant les moyens de financer au moins un des programmes européens, BAE-Dassault ou Talarion-EADS, un achat sur étagère américain se défend. On l'a déjà fait sur les ravitailleurs C-135, les missiles Hellfire et Javelin, les Awacs, le système Rover, les catapultes du Charles-de-Gaulle, et ça n'a pas tué l'industrie française.
Encore faut-il éclaircir deux points essentiels. Un, le vrai prix des Reaper. Les estimations varient du simple au double : 525 millions d'euros pour trois systèmes de trois vecteurs et deux stations-sol, selon le député Jean Claude Viollet ;  250 à 300 millions de dollars pour la même cible, plus 10 millions de dollars l'appareil supplémentaire, prix avancé par des familiers de l'offre américaine. La deuxième question est celle de la dépendance vis-à-vis des Etats-Unis, notamment sur les liaisons satellites. Le ministère et la DGA ont encore quelques jours pour éclaircir le sujet.




du site : http://supersonique.blogs.challenges.fr/

jeudi, 12 mai 2011

Zoom sur le drone K MAX : 2,7 tonnes de charge

K-MAX hélicoptère drone de transport

"la mule du ciel"

 

 

Colorado Rockies demonstration

 

 

Lockheed Martin Corporation et Kaman Aerospace Corporation ont transformé le  K-MAX® de Kaman qui a accumulé plus de 250 000 heures de vol depuis 1994.

Cet hélicoptère de transport sous élingue parfaitement au point est devenu un drone, pilotable en option, capable de transporter et livrer ses charges sans pilote et de façon autonome, sa mission étant d'assurer la logistique des troupes engagées au sol.

Il pourra accomplir cette mission de jour et de nuit sans risque de pertes humaines. Il aurait actuellement effectué près de 1000 heures de vol autonome. Il peut soulever et transporter près de 3 tonnes de charge et atteindre avec 2 tonnes l'altitude de 4600 m.

Son avenir semble également prometteur dans le domaine commercial et dans celui de la lutte contre les incendies.

Ses capacités :

-décollage, emport des charges, livraison et aterrissage autonomes,

-capacité à changer de mission en fonction des besoins et des exigences tactiques,

-opérations nocturnes,

-utilisation d'élingues à 4 crochets permettant de livrer chacune des 4 charges à des endroits différents,

-parachutage de charges d'une altitude de 100 à 200 m,

-transport de VLTT, etc.

 


Ft. Eustis demonstration

Dugway Proving Ground demonstration







K-MAX

K-MAX



 

mardi, 10 mai 2011

UN DRONE, PILOTABLE EN OPTION.

Northrop Grumman présente son Firebird qui est en fait un OPV

( ou véhicule pilotable en option )

 

 

Firebird.jpg

 

 

Il s’agit là d’une option intéressante  car l’OPV a l’endurance d’un drone mais la particularité de pouvoir accueillir un pilote pour des déplacements de liaison ou des trajets dans des zones civiles.

 

A l’heure où la réglementation n’est pas adaptée au développement des drones civils la solution nous parait digne d'attention, surtout en Europe, compte tenu de la densité du trafic aérien.

 

Le marché est sans doute moins porteur que celui du drone pur mais il nous paraît porteur, surtout dans le domaine civil bien que le Firebird ait été concu pour répondre  à des besoins militaires.

 

 

Firebird1.jog.jpg

 

 

Il s’agit d’un appareil voué à la reconnaissance ISR (intelligence surveillance and reconnaissance, remarquons au passage que l’Anglais se réfère souvent à la langue Française dans le domaine technique…)

 

 

Firebird2.jpg

 

 

Son autonomie est de 40 heures en volant à une altitude maximum de 8000 mètres.

Il possède des points de fixation pour des charges militaires et quatre stations ISR.

 

Envergure                  20 m

Longueur                   10 m

Masse maximale au décollage          22OO kg

Charge utile               560 kg

 

 

 

 

 

lundi, 09 mai 2011

LES DRONES A LONDRES à l'expo. des équipements de défense et de sécurité

 

Préparez votre déplacement
à cette manifestation...
à ne manquer sous aucun prétexte !

L' EXPOSITION INTERNATIONALE DES EQUIPEMENTS
DE DEFENSE ET DE SECURITE
"DSEI 2011"

International Defence
& Security Equipment Exhibition
London - United Kingdom

13 - 16 September 2011

A l'initiative de l'AUVSI,
( Association for Unmanned Vehicle Systems International )
une zone dédiée aux drones aériens et terrestres,

...sera réservée pendant le salon à des démonstrations et à une exposition statique.
Le site officiel : http://www.dsei.co.uk/


Le marché des drones va connaitre un croissance régulière
pendant les 10 prochaines années avec des budgets
qui vont doubler en passant de 2.5 milliards d'euros cette année
à près de 5 milliards en 2019.

A DSEI on trouvera de nombreuses solutions, notamment celles
présentées par le CEUS, centre d'excellence
pour les véhicules sans pilote aériens, terrestres, navals et spatiaux.

Le Sky-Watch Huginn X 1 destiné à
des missions de reconnaissance visuelle en zone
de catastrophe naturelle, de surveillance de périmètres protégés
et d'inspection intra-muros sera présenté.

Equipé d'un système IR il peut fournir
des images vidéo de très haute définition.

Skywatch.jpeg


Le drone Diamond Sensing Dominator sera également présent à la DSEi 2011 :


Diamond.jpg


Développé à partir du Diamond DA42 qui a volé plus de 360 000 heures ce drone proplusé par deux turbopropulseurs diesel AE 300 est équipé pour le vol tous temps
et a déjà accompli plus de 80 000 heures de vol.



Pendant cette manifestation ou verra également le SCAN EAGLE,
solution peu coûteuse qui permet d'obtenir une imagerie de haute qualité
pour le renseignement, la surveillance et la reconnaissance.
scaneagle.jpg

Pouvant voler pendant 24 heures et bénéficiant d'une expérience tactique
de 45 000 heures le SCAN EAGLE a notamment été utilisé
quand le cargo ALABAMA avait été capturé
et son équipage retenu en otage par des pirates au large de la Somalie.

 


dimanche, 08 mai 2011

DRONES ET FEUX DE FORETS

Dans les régions du sud de l'Europe la prévention incendie est un constant souci.
La conditions climatiques sont des facteurs qui favorisent le danger des feux de forêt.
La difficulté d'accès des massifs forestiers en est un autre.




Ainsi les reconnaissances terrestres sont difficiles et lentes lorsqu'un feu est signalé tandis que l'hélicoptère ou l'avion sont extrêmement coûteux.


Il est possible de doter les unités des services départementaux d'incendie et de secours de drones de reconnaissance transportés en véhicules.
S'il s'agit de drones plus puissants chargés de combattre l'incendie et non seulement d'effectuer des reconnaissances ils pariraient du centre de secours lui-même ou encore de l'aérodrome le plus proche.
feu de foret.jpg
La question reste de savoir s'il est à même d'opérer par vent fort, et d'une façon générale avec des conditions météorologiques extrêmes, ce qui est généralement le cas lors des feux de forêt.

 
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