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mercredi, 15 juin 2011

DRONES : UN SECTEUR SANS RECESSION

Dans un célèbre scène du film "le lauréat" sorti en 1967, Dustin Hoffman écoute un ami de ses parents lui murmurer à l'oreille le secret du succès dans les affaires : cet ami ne prononce qu'un mot "PLASTIQUE" et effectivement nous étions alors au moment de l'explosion de cette industrie.

Si le film devait être écrit aujourd'hui, le mot serait bien sûr "DRONES" car ils décollent, au propre et au figuré partout dans le monde, même si le gouvernement Français (merci Monsieur Longuet) semble ignorer ce phénomène.

Voici les chiffres divulgués par le général Lt. Gen. Larry D. James, chef d'état-major adjoint chargé du renseignement, de la reconnaissance et de l'observation, qui s'exprimait à l'occasion du symposium sur les drones à GRAND FORKS :

pour les drones de l'armée de l'air uniquement (à l'exclusion de ceux de l'armée de terre, de la marine et des marines).

Nombre d'interventions : + d'un million

Nombre de cibles suivies par les Predators et le Reapers : 19 000

Volume des données transmises par jour : 1 000 000 000 de gigabytes (pour mémoire un gigabytes = 125 000 000 d'octets)

Mais la fièvre des drones ne s'arrête pas aux Etats-Unis. D'autant plus, et c'esnt notre position constante dans ce blog, que le marché des drones militaires et l'arbre qui cache la forêt et que le marché civil est beaucoup plus important.

En Chine : au salon air-espace de ZHUHAI plus de 25 modèles de drones étaient présentés dont 10 pour la seule compagnie ASN qui est la conceptrice de l'ASN 211 à ailles battantes aussi bien que de l'ASN 229.

 

 

asn211.jpeg
ASN 211

 

 

Masse : 220 g

Vitesse maxi : 180 kmh

Altitude maxi : 200 m

 

A l'autre bout de l'échelle on trouve l'ASN 229 qui pèse 800 kg, vole 20 heures et emporte 2 missiles :

 

ASN229.jpeg
ASN 229

 

En Inde.

L'armée Indienne veut acheter au moins 1500 drones du fait, notamment, que l'augmentation de l'arsenal Chinois l'inquiète.

Et en France ? Silence dans les rangs.

 

Source, nos chroniqueurs et :


IDGA Editorial Staff

mardi, 14 juin 2011

VERSION EXPORT POUR LE DOMINATOR


Aeronautics Defense Systems, société Israélienne, a reçu il y a un mois l'autorisation d'exporter le DOMINATOR dans sa version XP qui a été adaptée afin de satisfaire à l'accord du régime international de contrôle de la technologie des missiles (MTCR).
ADS a effectué en janvier 2009 le premier vol de ce drone basé sur l'avion Autrichien DIAMOND DA-42.
dominator.jpg
Autonomie : 28 heures
Poids au décollage : 2000 kg
Charge utile : 300 kg
Altitude : 9150 m

Cette approche déjà adoptée par certains constructeurs de plusieurs pays dont la France, est très porteuse, car elle diminue les coûts de R§D en faisant appel à un aéronef éprouvé.
Sans oublier l'option mixte de l'UAV pilotable en option qui permet de développer et d'expérimenter à grande échelle sans être obligés d'attendre la législation et donc la certification "sense and avoid" qui semble tarder en Europe, si elle avance aux Etats-Unis.
Voir nos billets précédents sur ce sujet :

et sur la future certification  FAA en voie d'autoriser les vols de nuit hors lac présence d'un avion de contrôle :

Sources : FLIGHT GLOBAL.

 

 

 

lundi, 13 juin 2011

DRONES : UNE AUTRE VISION

Une Savoyarde et un Flamand ont lancé un projet artistique particulièrement brillant. En ce jour de fête, ils nous amènent à réfléchir.

 

Et bien que dans ce blog nous soyons avant tout des techniciens nous sommes sensibles à tout ce qui peut aider à prendre du recul. Nous avons aimé la sublimation du drone qui n'est plus un PREDATOR ou un REAPER, mais " LE DRONE ", tout simplement. Nous avons aimé l'économie de chacune des oeuvres, le travail de recherche et de concertation...nous avons tout aimé, en fait.

 

Étude « Drones returning from a mission »

DronesMov019.jpg

 

 

Nous avons choisi cette oeuvre mais elles sont toutes d'un grand niveau. Celle-là a particulièrement retenu notre attention en nous montrant des "drones" tellement insérés dans la vie des soldats, dans le paysage, qu'ils ne les regardent même plus.

La vision d'un proche futur, certainement.

Allez chez Sylvia VUARNET & Marnix DE KEUKELAERE :

http://antlis.blog.lemonde.fr/2011/05/24/le-concept-derriere-notre-projet-drones/

 

Nous ne savons pas ce que cela vous apporterera, mais nous savons que vous aimerez. Nous, nous en sommes revenus un peu plus lucides et, curieusement, sereins.

Peut-être parce que ce que leurs oeuvres nous fait ressentir correspond à ce que nous savons des risques, des dangers réels, des inquiétudes (voir à ce sujet cette oeuvre http://antlis.blog.lemonde.fr/2011/05/16/etude-i-wonder-h... ) mais aussi de l'avenir des drones, futurs outils du développement humain. Une hache devait faire frémir nos ancêtres. Aujourd'hui elle évoque plutôt les plaisirs du plein air. Et c'est vrai pour toutes les inventions à usage d'abord militaire, qui bénéficient ensuite à toute l'humanité.

Et nous ne résistons pas au plaisir de vous montrer encore ceci, pour vous donner encore plus l'envie d'aller chez eux.

 

 

Étude « Frustrated drones destroying a fence »

 

DronesBlosGS2.jpg

 

 

samedi, 11 juin 2011

LES FAIBLESSES DU GLOBAL HAWK

GH.jpg

Le Global Hawk tel que décrit par Wikipedia.

 

Le RQ-4 Global Hawk (aussi nommé Tier II+ pendant le développement) est un drone de surveillance construit par Northrop Grumman (anciennement Ryan Aeronautical) pour l'US Air Force. Il effectue son premier vol expérimental le 28 février 1998, et l'accréditation de la FAA en 2003 lui autorise le survol de l'espace aérien américain. Il est un des rares représentant de la classe de drones dites des « HALE » (Haute Altitude Longue Endurance)

Le RQ-4 Global Hawk ne pèse que 14,6 tonnes au maximum au décollage, soit la masse d'un petit chasseur. Ce malgré ses dimensions, notamment son envergure qui est digne de celle d'un avion de ligne. Secret d'un poids aussi léger pour de telles dimensions : une construction assurée à plus de 50% en matériaux composites (les ailes sont en graphite

S’il est largement utilisé pendant l'opération Liberté immuable (Enduring Freedom) en 2001, l’Afghanistan fut son second engagement. Un prototype du RQ-4 Global Hawk a en effet été employé en conditions réelles lors du conflit au Kosovo en 1999, dans des missions de reconnaissance. Lors de l’une de ces missions (16 au total), un RQ-4 Global Hawk resta près de 42 heures en vol. Après la campagne du Kosovo, RQ-4 Global Hawk s’est vu affecter à de nouvelles missions, dont celle de la désignation de cibles stratégiques pour les bombardiersF/A-18 et F-117, utilisé en Afghanistan par l’OTAN.

Le 22 mars 2008, un Global Hawk a établi un nouveau record d'endurance pour un drone opérationnel en restant en vol pendant 33,1 h à 18 000 m au-dessus de la base d'Edwards (Californie). Après avoir atterri il lui restait dans les réservoirs une quantité de carburant correspondant à près de deux heures de vol.


 

Les faiblesses du Global Hawk.

Le Global Hawk est un excellent appareil comme le montrent les états de services décrits ci-dessus. Et pourtant les évaluateurs de l'US AIR FORCE estiment que malgré ses indiscutables qualités, il n'est pas capable de mener à bien de façon entièrement fiable ses missions de collecte d'informations et de photographie à haute altitude.

C'est ainsi que le centre d'évaluation opérationnelle du Nouveau Mexique a publié le 20 mai un rapport où il juge que le système GH, s'il est efficace dans des limites définies, n'a pas entièrement satisfait au test opérationnels (IOT&E).

Si, généralement, la valeur d'un système est décrite de façon binaire comme étant opérationnelle ou non, il s'avère que dans le cas du GH le responsable de cette évaluation est beaucoup plus nuancé . Selon lui "e GH est opérationnel et remplit bien un certain nombre de ses missions mais il a encore du chemin à faire pour accomplir tout ce pour quoi il a été conçu."

Voici ce qui est ressorti des 3 mois d'évaluation :

1-Le temps effectif sur l'objectif, effective time on station (ETOS), qui est le temps pendant lequel l'appareil est à même de recueillir des informations sur une zone cible, devait être de 55% mais le système n'a en fait atteint que 27%. Dans ce cas précis cela a été dû à un difficulté liée à la panne d'un générateur. Le travail accompli par Northrop Grumman pour le réparer a été remarquable... mais on ne sait pas comment interpréter cette remarque : c'est sûrement un bon point pour le personnel du constructeur, mais en est-il de même pour l'appareil lui-même ?

2- La deuxième difficulté n'était guère vitale mais s'est révélée particulièrement gênante : des plaques de visite se cassaient lorsque des mécaniciens les ouvraient ou les fermaient. La réparation durait 24 heures pendant lesquelles les drones ne pouvaient voler : c'était à chaque fois une journée de perdue !

3-La disponibilité des pièces détachées n'est pas excellente, comme c'est souvent le cas pour des systèmes récents.

4-Les appareils embarqués -Raytheon Enhanced Integrated Sensor Suite -EISS- et Northrop Grumman Airborne Signals Intelligence Payload -ASIP- étaient efficaces à courte portée mais ne fournissaient pas d'images de qualité suffisante à de plus grandes distances. Toutefois dans deux cas cruciaux les images furent de très bonne qualité, à Fukushima et en Lybie car, du fait qu'il n'y avait aucun risque sol-air, les appareils pouvaient voler à proximité des objectifs sans aucun risque.

Et pourtant, si on doit louer l'exigence des évaluateurs, il faut reconnaitre que les utilisateurs ne tarissent pas de louanges sur le GLOBAL HAWK. En ce qui nous concerne nous pensons qu'il faut que les constructeurs (et futurs constructeurs Français ) intégrent un haut niveau d'exigence en environnement hostile ou dégradé.

"Trop fort n'a jamais manqué" est le dicton des navigateurs qui s'applique parfaitement bien ici.

Nous pensons sur ce blog qu'un drone n'est jamais assez  DURCI.

 

D'après une interview publiée dans AVIATION WEEK.

vendredi, 10 juin 2011

DRONES : APPEL AUX INVENTEURS

ETES-VOUS CAPABLE DE CONCEVOIR, DE CONSTRUIRE ET DE FAIRE VOLER LES DRONES DE LA PROCHAINE GENERATION ?

Aux Etats-Unis, DARPA (Defense Advanced Research Projects Agency) et Space and Naval Warfare Systems Center Atlantic

lancent un appel à des projets innovants.

 

CONCOURS POUR LA CREATION D'UN DRONE INNOVANT DE PETITE TAILLE.


Les drones de petite taille jouent un rôle crucial dans les opérations militaires modernes. La prochaine génération de ces systèmes devra bénéficier de capacités améliorées de décollage et d'atterrissage vertical -quelles que soient les conditions météorologiques- d'une plus grande endurance, demander moins de support au sol et avoir de fortes capacités d'adaptation à des missions variées.

L'appel à projets s'adresse aux scientifiques, ingénieurs, particuliers, créatifs et, d'une façon générale, à toutes sortes d'innovateurs qui pourront participer à l'UAV FORGE CHALLENGE et gagner 100 000 $.

Le but est de susciter un courant d'idées et de bonnes pratiques de la base vers le sommet afin d'arriver à construire puis à tester un drone portable à dos d'homme qui puisse s'insérer dans des environnements difficiles afin d'y mener des missions de surveillance d'une durée pouvant aller jusqu'à 3 heures.

Jim McCormick, responsable du programme DARPA, pense que l'approche de la base vers le sommet va faire éclore et mûrir des innovations et des méthodes d'intégration systémiques initiées dans des circuits qui sont actuellement en dehors des processus d'achat traditionnels du ministère de la défense : “C'est une aventure fascinante et nous sommes ouverts à toutes les solutions. Nous avons hâte de voir quelles solutions innovantes vont émerger et nous essaierons de donner à chacun tout le temps nécessaire pour développer ses concepts avant le premier dépôt d'offres qui est prévu cet automne."

Les équipes auto-sélectionnées (dans le plus pur style Koh-Lanta ) auront à franchir une série d'épreuves où le vote des participants permettra de sélectionner les 10 meilleures équipes. Tout au long du concours les engins seront testés dans des conditions simulant un haut degré de contraintes opérationnelles.

L'équipe gagnante recevra 100 000 $ et  pourra travailler en collaboration avec un constructeur de drones choisi par le gouvernement pour produire un certain nombre d'appareils qui seront expérimentés en opérations.

 

 
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