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jeudi, 23 juin 2011

LE PREMIER APPAREIL PERDU EN LYBIE EST UN DRONE

C'est un MQ-8 Fire Scout, hélicoptère complètement automatique construit par Northrop Grumman, utilisé par l'US NAVY pour  des missions de reconnaissance, qui a été abattu mardi 21 juin au matin à 140 kilomètres à l'est de Tripoli.

 

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La télévision Lybienne a prétendu qu'il s'agissait d'un hélicoptère Américain Apache, mais la nature des débris, leurs couleur et les marquages prouvent qu'il s'agit bien du drone hélicoptère de Grumman.

 

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A notre avis cette il s'agit là d'une bonne nouvelle sur le plan tactique, si elle ne l'est guère au niveau stratégique.

Tactiquement, en effet, cette perte de 10 millions de dollars a sans doute évité celle d'un ou plusieurs appareils pilotés car le but des drones est précisément de prendre des risques en étant déployés à des endroits et dans des missions inaccessibles aux engins habités : volant dans de mauvaises conditions et sans protection. Il semble que sur d'autres théâtres d'opération, notamment en Afghanistan, des Predators aient été abattus mais nous ne disposons pas de chiffres à ce sujet.

Sur le plan stratégique par contre elle montre, alors qu'on nous le cache soigneusement en France, qu'il s'agit là vraiment d'opérations de guerre même si les drones endossent, et c'est heureux, des pertes qui auraient pu être humaines.

En conclusion cela renforce notre position sur la nécessité pour la France de :

1-se procurer des drones éprouvés au combat comme le REAPER,

2-simultanément de lancer un appel à projets largement ouvert auprès des industriels Européens sur les différents segments de drones dont nos forces ont et auront besoin afin de démarrer le plus vite possible une production Européenne ou Française.

 

 

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mardi, 21 juin 2011

INDIGNONS NOUS !

M. Longuet a trouvé le moyen de ne pas prendre de décision...en attendant 2013, rien ne bougera. C'est d'un bon politique mais est-ce aussi d'un bon ministre ? N'est pas Colbert qui veut.

M. Longuet crée une commission qui, comme le fait remarquer M. Merchet -dans son blog secret defense sur Marianne- permet d'enterrer le problème :

"On prête ces mots à Clemenceau : "Quand on veut enterrer un problème, on crée une commission". Le ministre de la Défense Gérard Longuet en fournit une belle illustration au sujet des drones. Il doit annoncer, demain mardi, la création d'une équipe franco-britannique chargée de définir quel type de drone Male les deux pays ont besoin. Remise de la copie dans dix-huit mois, c'est-à-dire bien après les élections françaises. Une manière d'éviter de trancher dès maintenant, en France mais aussi au Royaume-Uni où les caisses sont encore plus vides. On sait qu'industriels et militaires s'opposent assez vivement sur la question : faut-il acheter des Reapers américains sur étagère ou lancer dès maintenant le programme franco-britannique Télémos ?


On s'attendait, sans doute naïvement, que la question soit tranchée à l'occasion du 49ème salon du Bourget qui a ouvert ses portes ce matin. Las ! Dans son discours d'ouverture, le président Nicolas Sarkozy a soigneusement évité le sujet. Son ministre de la défense s'était sans doute un peu trop avancé dans un entretien paru vendredi dans Air et Cosmos. Gérard Longuet expliquait alors : "Nous annoncerons au Bourget un projet de drone franco-britannique". On en est pas encore là. Le ministre semblait reprendre à son compte les arguments des industriels, soucieux de préserver le savoir-faire européen : " Le sujet des drones est trop stratégique pour qu'il se réduise à un simple sujet d'achat sur étagère (...) Le cadre de sélection est celui de l'accord franco-britannique" de novembre dernier.

L'annonce de la création d'un groupe de travail franco-britannique sur les drones reporte la décision à 2013. D'ici là, que faire ? L'achat de Reapers américains serait "compliqué" pour l'avenir d'une solution européenne, reconnait le ministre. Il souhaiterait
"faire évoluer les systèmes existants pour les prolonger" ou tenter une "expérience différente" pour une solution "intermédiaire" avec les Britanniques. Laquelle ? Mystère... Ce que l'on sait, c'est que le ministre aimerait que les industriels français du secteur (Dassault et EADS) se rapprochent.

La solution militairement raisonnable eut été de se procurer des REAPERS nécessaire transition avant une éventuelle solution Française ou Européenne. Nous disons bien Française ou Européenne et non DASSAULT-BAE."

En effet, plutôt que de favoriser toujours les mêmes industriels, le ministère aurait pu lancer un appel à projets permettant à de nouvelles solutions d'émerger : dans une période économique difficile c'eut été bien de faire apparaitre de nouveaux intervenants.

Mais non, attendons 2013 afin que les mêmes qui vient grassement des budgets de la défense depuis 50 ou 60 ans continuent d'en profiter.

Navrant.

Nous persistons à dire sur ce blog que la bonne stratégie était d'acheter US pour fournir aux militaires un bonne solution de transition, tout en lançant immédiatement nos propres projets et développements à travers de transparents appels d'offres.

Mais c'était sans compter sur le "mal Français"...


jeudi, 16 juin 2011

DRONES SUR LE YEMEN : LA GUERRE DE L'OMBRE

mercredi, 15 juin 2011

DRONES : UN SECTEUR SANS RECESSION

Dans un célèbre scène du film "le lauréat" sorti en 1967, Dustin Hoffman écoute un ami de ses parents lui murmurer à l'oreille le secret du succès dans les affaires : cet ami ne prononce qu'un mot "PLASTIQUE" et effectivement nous étions alors au moment de l'explosion de cette industrie.

Si le film devait être écrit aujourd'hui, le mot serait bien sûr "DRONES" car ils décollent, au propre et au figuré partout dans le monde, même si le gouvernement Français (merci Monsieur Longuet) semble ignorer ce phénomène.

Voici les chiffres divulgués par le général Lt. Gen. Larry D. James, chef d'état-major adjoint chargé du renseignement, de la reconnaissance et de l'observation, qui s'exprimait à l'occasion du symposium sur les drones à GRAND FORKS :

pour les drones de l'armée de l'air uniquement (à l'exclusion de ceux de l'armée de terre, de la marine et des marines).

Nombre d'interventions : + d'un million

Nombre de cibles suivies par les Predators et le Reapers : 19 000

Volume des données transmises par jour : 1 000 000 000 de gigabytes (pour mémoire un gigabytes = 125 000 000 d'octets)

Mais la fièvre des drones ne s'arrête pas aux Etats-Unis. D'autant plus, et c'esnt notre position constante dans ce blog, que le marché des drones militaires et l'arbre qui cache la forêt et que le marché civil est beaucoup plus important.

En Chine : au salon air-espace de ZHUHAI plus de 25 modèles de drones étaient présentés dont 10 pour la seule compagnie ASN qui est la conceptrice de l'ASN 211 à ailles battantes aussi bien que de l'ASN 229.

 

 

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ASN 211

 

 

Masse : 220 g

Vitesse maxi : 180 kmh

Altitude maxi : 200 m

 

A l'autre bout de l'échelle on trouve l'ASN 229 qui pèse 800 kg, vole 20 heures et emporte 2 missiles :

 

ASN229.jpeg
ASN 229

 

En Inde.

L'armée Indienne veut acheter au moins 1500 drones du fait, notamment, que l'augmentation de l'arsenal Chinois l'inquiète.

Et en France ? Silence dans les rangs.

 

Source, nos chroniqueurs et :


IDGA Editorial Staff

mardi, 14 juin 2011

VERSION EXPORT POUR LE DOMINATOR


Aeronautics Defense Systems, société Israélienne, a reçu il y a un mois l'autorisation d'exporter le DOMINATOR dans sa version XP qui a été adaptée afin de satisfaire à l'accord du régime international de contrôle de la technologie des missiles (MTCR).
ADS a effectué en janvier 2009 le premier vol de ce drone basé sur l'avion Autrichien DIAMOND DA-42.
dominator.jpg
Autonomie : 28 heures
Poids au décollage : 2000 kg
Charge utile : 300 kg
Altitude : 9150 m

Cette approche déjà adoptée par certains constructeurs de plusieurs pays dont la France, est très porteuse, car elle diminue les coûts de R§D en faisant appel à un aéronef éprouvé.
Sans oublier l'option mixte de l'UAV pilotable en option qui permet de développer et d'expérimenter à grande échelle sans être obligés d'attendre la législation et donc la certification "sense and avoid" qui semble tarder en Europe, si elle avance aux Etats-Unis.
Voir nos billets précédents sur ce sujet :

et sur la future certification  FAA en voie d'autoriser les vols de nuit hors lac présence d'un avion de contrôle :

Sources : FLIGHT GLOBAL.

 

 

 

 
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