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jeudi, 05 mai 2011

DES DRONES SOLAIRES POURRONT VOLER 15 JOURS SANS INTERRUPTION !

Les armées du monde entier utilisent de plus en plus souvent ces avions sans pilote. L’ Inde a des projets importants dans le domaine, et va mettre l’accent sur les drones à énergie solaire. Les objectifs : réduction de l’emprunte carbone et surtout, autonomie considérablement augmentée.

Plusieurs prototypes d'avions solaires sans pilote existent déjà, comme le Hélios de la NASA. © NASA

Avion solaire ne cherche pas de pilote

Dr Prahlada est le chef du département recherche et développement du DRDO, l’agence nationale chargée des programmes technologiques de l’armée indienne (voir son historique ici). Il a confirmé à la presse la mission qui lui a été confiée de développer des drones à énergie solaire.

Oui, l’armée et l’Indian Air Force  nous ont demandé de développer un drone solaire HALE (Haute Altitude, Longue Endurance). Les travaux préliminaires sont en cours pour la réalisation d’un véhicule qui pourra voler 15 jours sans interruption à une altitude d’environ 30.000 pieds (9.144 mètres).

Il s’agit d’un véhicule de renseignement, surveillance, identification de cibles et de reconnaissance qui s’apparente à un “satellite à très basse orbite”.

Une batterie de technologie

Le drone emmagasinera l’énergie solaire pendant la journée, énergie qui sera restituée pour alimenter les moteurs électriques de l’appareil pendant les vols de nuit.

Le rendement de conversion solaire est faible, mais nous souhaitons quand même embraquer 50 kilogrammes de charge utile (pour les caméras, capteurs, etc…). Nous souhaitons coopérer avec des entreprises américaines ou européennes sur ce programme technologique.

Les drones, un enjeu pour tout le monde

Le programme de drone solaire indien vient à un moment où les projets du monde entier en la matière se multiplient. Le plus ambitieux vient évidemment de la première puissance militaire, les États-Unis. Boeing est en train de développer un drone appelé “Solar Eagle” qui pourra opérer sans se poser pendant… 5 ans. Cet appareil d’une envergure de plus de 120 mètres (!) est décrit comme un avion “zéro maintenance” par ses créateurs.

En Inde, les programmes de développement de drones pour l’armée sont très nombreux. Mais le projet récemment dévoilé est original et bienvenu par l’utilisation du solaire. Espérons que les technologies employées permettront de faire un pas en avant vers l’utilisation du solaire dans l’industrie aéronautique civile!

timesofindia.indiatimes.com

 

PAR GREENETVERT.FR

mercredi, 04 mai 2011

Le drone de Boeing vient d'effectuer son vol d'essai

    Le nouveau drone PHANTOM RAY de Boeing dont la conception remonte à 2008 marque une étape dans l'esthétique des drones.

    En aéronautique, quand l'utile devient beau, il nous semble que l'on arrive à l'adolescence du concept. Les drones sortent enfin de l'enfance avec cet appareil.

    PR3.jpg

     

     

    (CNN) -- Un DRONE de Boeing vient d'accomplir son premier vol d'essai.

    Le Phantom Ray a décollé du centre d'essais en vol de la NASA sur la base d'EDWARDS en Californie le 27 avril et a volé 17 minutes atteignant l'altitude de 2300 mètres à la vitesse de 330 kmh.

    L'engin à aile en delta a la taille d'un chasseur avec une envergure de 15 mètres et une longueur de 11 mètres. Il pourra atteindre 965 kmh et à altitude de plus de 12 000 mètres.

    Son plan de vol automatisé prend en charge sa mission de bout en bout depuis son hangar et jusqu'au retour tandis que toute modification" est à un clic de souris" si besoin.

     

     

    PR2.jpg

    Pour Boeing ce drone servira de soutien à des missions de combat en offrant des services de renseignement. Il pourra également être utilisé pour détruire les défenses anti-aériennes et effectuer des ravitaillements en vol.

    Le Phantom Ray est un des prototypes de drones développés par Boeing et qui comprennent de Phantom Eye propulsé à l'hydrogène et le A160T Hummingbird, hélicoptère à haute altitude, que voici :

    A160T.jpeg

    LA 160 T 2.jpg

     

    Source : CNN

    Le G8 protégé par un drone

    De l'excellent site de Jean-Dominique MERCHET : http://www.marianne2.fr/blogsecretdefense/

    Ce blog de Marianne était auparavant hébergé par Libération. Il est une des principales références en mat!ère d'informations sur la défense Française.



    Un drone Harfang surveillera le prochain sommet du G8 de Deauville



    Un drone Harfang surveillera le prochain sommet du G8 de Deauville
    Un drone Harfang de l'armée de l'air sera déployé pour la protection du sommet du G8, les 26 et 27 mai prochains à Deauville (Calvados). Un appareil de ce type  avait déjà été utilisé lors de la visite du pape Benoit XVI à Lourdes, en septembre 2008.

    L'appareil qui sera engagé est l'un des quatre SIDM (système de drone intérimaine male) Harfang que possède la France. Deux d'entre eux sont à Bagram (Afghanistan) et les deux autres à Cognac, au sein de l'escadron 1/33 Belfort - qui possède également une deuxième station-sol indispensable pour le mettre en oeuvre. En revanche, l'armée de l'air n'a que trois boules optroniques (c'est-à-dire la charge utile du drone) pour quatre appareils...

    On ignore encore d'où volera le drone : il pourrait réaliser ses missions directement à partir de Cognac ou, à défaut, de la base aérienne d'Evreux.

    Mardi 19 Avril 2011
    Jean-Dominique Merchet
    Quelques informations sur le HARFANG.


    Drone Harfang en Afghanistan - 1Drone Harfang en Afghanistan - 2
    Le drone Harfang, pourquoi il séduit?

    Drone Harfang en Afghanistan - 4
    Le système intérimaire de drones Male (moyenne altitude et longue endurance), baptisé Harfang de l’escadron d’expérimentation «Adour», a suscité l’intérêt, lors des trois jours de présentation commune des matériels et systèmes d’armes  des armées de l’air et de terre sur la base aérienne de Reims, du 2 au 4 octobre 2007.  Cet avion automatisé a séduit le ministre de la Défense Hervé Morin, les généraux Abrial et Cuche, chefs respectifs des armées de l’air et de terre, ainsi que les auditeurs de l’institut des hautes études de la Défense nationale. «Cet outil fournit une plus-value incontestable dans le domaine des opérations modernes », souligne le lieutenant-colonel Carcy à cette occasion. L’atout indéniable du drone : la possibilité offerte d’occuper le ciel en permanence. Aujourd’hui, les drones font leur apparition sur la majorité des théâtres d’opérations.
    En France, l’armée de l’air fait figure de pionnière dans ce domaine.«Nous sommes les seuls en France à disposer de Male », a annoncé en 2008 le colonel Jean-François Ferlet, du bureau plans de l’état-major de l’armée de l’air de Paris. L’armée de l’air a acheté un seul système qui se compose de trois véhicules aériens embarquant de nombreux capteurs, et de deux stations de contrôle au sol.  Les drones complètent ainsi la panoplie des systèmes spécialisés de recueil de renseignement : Mirage F1CR, Transall Gabriel, E3F, Satellite Hélios, etc.
    Trois drones Harfang sont actuellement en service au sein de l’armée de l’air. Stationnés en Afghanistan depuis 2009, ces avions pilotés à distance interviennent au profit de la force internationale d’assistance à la sécurité (FIAS). La direction générale de l’armement (DGA) a notifié le 31 décembre 2009 à EADS l’acquisition d’un quatrième drone Harfang et d’une troisième station de contrôle au sol. Ces nouveaux équipements viendront compléter les trois premiers drones et les deux stations de contrôle déjà en service dans l’armée de l’air.
    Depuis sa réception, le drone Harfang n’a cessé de se moderniser. Le 4 mars 2010, il a procédé à son premier vol équipé du système de liaison Rover, au-dessus du théâtre afghan. Ce système RVT (Remove Video Terminal ) diffuse, en temps réel, les images vidéo de drones vers les troupes au contact l’ennemi. Grâce à cette adaptation, le drone français pourra répondre à une forte demande d’appui direct aux opérations.
    Afghanistan : un an et demi de présence pour le détachement Harfang

    Depuis février 2009, l’armée de l’air française déploie sur le théâtre afghan le drone Harfang. Le changement induit par l’arrivée des drones est une opportunité, non seulement dans la manière d’appréhender les conflits et la perception des armées de l’environnement opérationnel, mais également dans la réalisation de nouvelles missions.
    Le détachement des trois drones Harfang déployé en Afghanistan est positionné à Bagram, au nord de Kaboul. Le drone Harfang est dédié à la reconnaissance et n’emporte pas d’armes. Il est guidé à distance par des pilotes chevronnés appelés opérateurs de vol. En plus du pilotage de l’appareil, ces derniers manient l’équipement de caméra. Le Harfang capture des images vidéo pendant une douzaine d’heures jusqu’à plus de 1000 km de la station au sol à partir de laquelle il est commandé. Ces images sont transmises en temps réel.
    Au quotidien, l’escadron de Cognac remplit en Afghanistan des missions de reconnaissance au profit de la force internationale d’assistance à la sécurité (FIAS), en exploitant au mieux sa capacité à faire de la surveillance multicapteurs. Ses missions sont multiples :  surveillance de villages, escorte de convois, recherche d’engins explosifs improvisés, préparation de zones pour les posés d’hélicoptère, appui renseignement des troupes au contact. Ces missions sont effectuées de jour comme de nuit. Trois appareils sont déployés avec leur personnel, soit une quarantaine de militaires. Le 24 septembre 2009, le drone Harfang a passé le cap des 1000 heures de vol en Afghanistan grâce au travail accompli par le personnel de l’escadron «Adour» et au soutien permanent de la DGA.
    Derrière les yeux de Harfang…des hommes

    Pour voler, Harfang nécessite un équipage qualifié au sol. L’opérateur de vol, le pilote du drone, dispose d’un écran où l’image du drone apparaît. Une caméra panoramique installée sur la dérive droite de Harfang sert essentiellement pour les décollages et les atterrissages, de jour comme de nuit. En vol, elle permet à l’opérateur de vol d’obtenir une vision d’ensemble du drone et de son environnement. A l’aide d’un joystick, l’opérateur de vol entame un dernier virage avant le décollage, qui s’opère de manière automatique grâce à un guidage GPS. Une fois dans le ciel, il surveille, reconnaît et collecte du renseignement pendant de longues heures, au-dessus du théâtre afghan au profit de l’ensemble des troupes de la FIAS.
    Ce système de drone est composé de trois segments : une station de préparation de mission, une station de mise en œuvre du drone pendant le vol qui, grâce à liaison satellite, reçoit la vidéo en temps réel et enfin, une station d’interprétation et de diffusion du renseignement placée sous la responsabilité d’un officier renseignement. La réalisation d’une mission nécessite donc, au sol, un équipage composé de trois personnes. Au total, vont se succéder neuf spécialistes dans la station de contrôle, pendant toute la durée du vol, qui peut atteindre une vingtaine d’heures : quatre opérateurs de vol qui pilotent à la fois l’aéronef et les capteurs d’images ; deux officiers renseignement qui ont préparé la mission en amont et qui, durant le vol, la coordonnent en fonction des objectifs demandés ; deux «interprétateurs» d’images qui analysent les données recueillies par Harfang et préparent les dossiers d’objectifs et enfin, en parallèle, un exploitant qui synthétise toute la documentation du théâtre afghan. Quinze techniciens (mécaniciens, électroniciens et spécialistes réseaux) sont également employés au bon fonctionnement du système. Avant chaque vol, les techniciens sur drones doivent établir les liaisons de données satellitaires, réaliser de nombreux tests et des paramétrages, et vérifier scrupuleusement tous les équipements avant de les livrer aux opérateurs de vol.
    Le drone vole quasiment tous les jours. Le rythme de travail est soutenu. « Le personnel de l’escadron est motivé et ne compte pas ses heures , aime à rappeler le commandant en second de l’ «Adour». De nuit comme de jour, il y a en permanence des équipes sur le camp français ».
    Une histoire tournée vers le futur

    Depuis vingt ans, l’introduction des drones dans les systèmes de défense a provoqué une réelle rupture dans la manière d’appréhender les conflits. Déjà, lors de la guerre du Vietnam, il existait des aéronefs télécommandés, préprogrammés  pour réaliser des clichés au-dessus des zones ennemies.
    Mais il faut attendre les années quatre-vingt-dix, avec la guerre des Balkans, pour que l’avion piloté à distance intègre réellement le paysage militaire. Dès 1995, le ministre de la Défense a conclu l’achat de quatre drones tactiques nommés Hunter. Ces engins ont permis à l’armée de l’air d’acquérir une première expérience dans un domaine entièrement nouveau pour elle.
    En 1996, l’équipe de marque «drones» 29/664 voit le jour. Cette unité particulière est chargée de l’expérimentation du drone tactique Hunter à Mont-de-Marsan. L’unité devient escadron d’expérimentation drones 1/33 «Adour» en 2002 et s’implante à Cognac en 2009.
    Retirés du service en septembre 2004, les Hunter ont été utilisés au Kosovo en 1999 ou encore pour assurer la sûreté aérienne du sommet du G8 à Evian en 2003. Limité à une endurance de 10 à 12 heures d’autonomie, le Hunter sera remplacé à la fin de l’année 2007 par le système intérimaire de drones Male (SIDM) offrant 24 heures d’autonomie.
    La palette des fonctions du Harfang ne cesse de s’élargir avec sa présence sur le théâtre afghan. Ce système intérimaire devrait laisser place au futur Male à l'horizon 2016.
    Dossier coordonné par Caroline Sauton www.defense.gouv.fr

    Pix.gif Harfang/Eagle One Silhouette d'un avion militaire
    SIDM SIRPA Air.jpgVue de l'avion

    Constructeur Union européenne EADSIsraël IAI
    Rôle Drone MALE
    Premier vol 2 septembre 2006
    Mise en service juin 2008
    Motorisation
    Moteur Rotax 914 F
    Nombre 1
    Type moteur à combustion interneturbocompressé
    Puissance unitaire 115 ch
    Dimensions
    Harfang.svg
    Envergure 16,6 m
    Longueur 9,30 m
    Masses
    À vide 657 kg
    Carburant 250 kg
    Maximale 1 250 kg
    Performances
    Vitesse maximale 207 km/h
    Plafond 7 620 m
    Rayon d'action 1 000 km
    Avionique
    Capteurs optroniques
    Capteur radar de détection de cibles mobiles (SAR/MTI)
    Liaison de données à vue directe (LOS) et par satellite (Satcom)
    Télémètre-désignateur laser

    NDB : le drone HARFANG est de conception Israélienne (IAI).

    mardi, 03 mai 2011

    DES DRONES POUR DU BON VIN

    Des drones survolent les vignes du Bordelais

    Scientifiques et viticulteurs testent aujourd'hui à Mérignac un procédé pour obtenir des informations sur la santé et la maturité du vignoble.

    Le drone Scancopter CB 750, qui décollera aujourd'hui du château Luchey-Halde à Mérignac pour un vol test, représente l'avenir de la viticulture. Photo S. M.

    Le drone Scancopter CB 750, qui décollera aujourd'hui du château Luchey-Halde à Mérignac pour un vol test, représente l'avenir de la viticulture. Photo S. M.
    Son nom fait penser à un film de James Cameron: le drone Scancopter CB 750, mis au point par la société bordelaise Fly-n-Sense, représente probablement le futur de la viticulture. Son vol test, aujourd'hui au château Luchey-Halde à Mérignac, constituera en tout cas une première très attendue par le monde viticole.
    «Depuis trois mois, nous travaillons avec l'Enita [École nationale d'ingénieurs des travaux agricoles, NDLR] de Bordeaux et un groupe de viticulteurs pour déterminer comment améliorer les techniques de surveillance de la vigne», explique Lilian Valette, responsable du projet.
    Moins cher et plus fiable que l'avion

    Survoler le vignoble pour surveiller l'état sanitaire de la vigne et le degré de maturité du raisin, les propriétaires viticoles s'y sont mis depuis quelque temps déjà, en recourant aux services d'avions ou d'hélicoptères. Mais l'heure de vol n'est pas à la portée de toutes les bourses. Et hors de question, pour un pilote, de décoller pour prendre deux ou trois clichés: à moins de 25 photos aériennes, nombre minimum pour rentabiliser le vol, le bimoteur reste au hangar.
    Autre inconvénient: difficile de faire du vol à basse altitude entre les rangs de vigne. Pour finir, la résolution d'une prise de vue photographique, même avec un appareil dernier cri, est moyenne. En tout cas bien inférieure à celle de capteurs ultrasensibles tels ceux qu'on peut embarquer sur un engin type drone: 10 à 20 centimètres carrés, une résolution supérieure à celle d'un satellite et capable de cibler une feuille de vigne. D'autre part, un drone peut faire du vol en rase-mottes sans semer la panique dans le landerneau.
    C'est sur ce type de capteurs que travaille le cluster innovant à l'origine du projet «Scancopter». Ce cluster regroupe des PME et de grands groupes de la filière viticole, des laboratoires de recherche en viticulture, l'Enita, Fly-n-Sense et trois viticulteurs: Gilles Brianceau, responsable par ailleurs du cluster, Xavier-David Beaulieu, du château Coutet en appellation saint-émilion, et Louis de Bailiencourt, administrateur de la cave des Hauts-de-Gironde. Sans oublier Lilian Valette.
    «Avec un drone, deux clichés suffisent à obtenir les données qu'on recherche.» Des données très importantes pour la qualité finale du vin: «Au niveau du feuillage, on regardera la vigueur de la vigne par des clichés en infrarouge permettant d'évaluer sa robustesse et son état de santé, explicite Lilian Valette. D'autre part, le climat peut varier en fonction de la zone et des conditions du sol: une vigne ne réagit pas de façon uniforme sur l'ensemble de la parcelle. Mesurer ces variations permettra de mieux doser les quantités d'engrais et de définir un itinéraire de vendange adapté, différent selon l'état de maturité du raisin.» Ces renseignements permettront aussi aux maîtres de chai de choisir avec plus de précision, en fonction de leur qualité, les raisins composant les premier et second vins de la propriété.
    Objectif: miniaturisation

    Enfin, un drone équipé de capteurs adaptés pourra aussi déceler précocement les symptômes chimiques d'une maladie de la vigne, comme «la dispersion dans l'air des molécules chimiques libérées par le parasite ou la maladie», anticipe Lilian Valette. Des capteurs sur lesquels travaille le cluster. Autre sujet d'étude: la miniaturisation du drone et des systèmes embarqués. La raison est simple: plus le drone et les capteurs sont petits, plus l'engin est maniable, facile à transporter et à mettre en oeuvre. Et moins cher. En fonction de son type, un drone peut en effet coûter de 5 000 euros à plus de 1 million d'euros !
    Source : CHARENTE LIBRE

    LUTTE POLITIQUE CONTRE LES DRONES ?

    Il nous semble que l'efficacité des drones est démontrée par les campagnes qui commencent à se développer contre les "bavures" dues à ces appareils.


    Nous ne pensons pas qu'elles soient impossibles, loin de là,
    mais nous croyons qu'une présence aérienne 7/24 gêne considérablement ceux qui y sont soumis et que, dans ce cas, seule l'arme de la protestation politique permet à ceux qui ne possèdent pas de drones de lutter contre ceux-ci :


    PESHAWAR, Pakistan - Le chef d'un parti politique pakistanais qui s'oppose aux opérations des drones américains dans son pays a demandé dimanche que ces attaques cessent dans un délai d'un mois, sans quoi ses militants bloqueraient une route de ravitaillement importante pour l'OTAN.

    Imran Khan a fait cette demande à la fin d'une manifestation de deux jours, organisée sur cette même route. Quelques milliers de personnes ont participé à l'événement, qui a attiré beaucoup d'attention puisque les relations entre Washington et Islamabad semblent au plus mal. Ces tensions soulignent la vulnérabilité de cette route de ravitaillement vitale pour les soldats occidentaux en Afghanistan.

    Les autorités pakistanaises ont interrompu les cargaisons à destination des troupes de l'OTAN, samedi, alors que la manifestation prenait son envol dans la région de Peshawar, à 57 kilomètres de la frontière afghane. En fin de journée dimanche, la route était officiellement rouverte à tous les véhicules.

    «Nous bloquerons les convois de l'OTAN de Karachi (Pakistan) à Khyber (sur la frontière) si les attaque de drones ne cessent pas d'ici un mois», a affirmé M. Khan, une ancienne vedette du cricket devenu politicien.

    Si les opérations ne s'arrêtent pas, «nous marcherons jusqu'à Islamabad», a-t-il lancé aux manifestants.

    Même si Imran Khan est très connu au Pakistan, son mouvement politique compte assez peu de militants. Mais les attaques de drones retiennent beaucoup d'attention dans le pays, et plusieurs craignent que des civils puissent être visés.

    Tôt dans la journée de dimanche, alors que certains jeunes participants à la manifestation dansaient au son des tambours, d'autres brandissaient des bannières avec des slogans tels que «Notre sang n'est pas à vendre» et «Arrêtez les attaques de drones, arrêtez le génocide de Pakistanais innocents».



    Source : http://www.journalmetro.com/

     
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