Avertir le modérateur

lundi, 02 mai 2011

LA FRANCE HESITE SUR LES DRONES

D'après "Challenges" la France hésite encore entre deux Drones pour ses forces armées : le drone Américain REAPER très performant ou la solution proposée par Dassault et EADS d'un drone HARFANG Israélien modernisé : alors solution Américaine ou Israélienne ? Les militaires penchent nettement pour la solution Américaine, plus performante et plus évolutive.

 

Reaper français : et pourquoi pas ?

 

800px-MQ-9_Reaper_-_090609-F-0000M-777.JPGDans le petit milieu de la défense, c'est l'hypothèse interdite. Pensez-donc : un achat sur étagères par la France de drones américains MQ-9 Reaper (« faucheuse », en anglais, photo ci-contre Us Air Force), parfois appelés par leur ancien nom Predator B, à l'industriel General Atomics... Hervé Morin était convaincu par l'idée, avant de se faire éjecter du gouvernement. Juppé n'a pas vraiment eu le temps de s'y coller avant de filer au quai d'Orsay. Gérard Longuet semble jouer la montre ; le blog Secret Défense annonçait un achat imminent le 4 mars dernier, avant que la décision ne soit repoussée par in extremis. Le ministère affirme désormais que la décision sur les drones MALE (moyenne altitude longue endurance) sera prise « d'ici à la fin du printemps ».

En coulisses, la bataille fait rage. Dassault et EADS, pour une fois d'accord sur un point, mobilisent leurs réseaux pour flinguer le projet façon puzzle, dénonçant un « renoncement stratégique » majeur. Jean-Claude Viollet, vice-président de la commission de défense de l'Assemblée nationale déclarait la semaine dernière devant l'AJPAE être opposé à un achat de Reaper : « Cela aurait pour conséquence d'hypothéquer toute chance pour l'Europe de développer ses compétences dans les drones ». La défaite d'EADS dans la compétition des ravitailleurs de l'US Air Force amène de l'eau au moulin des opposants au Reaper, qui soulignent que la France et l'Europe seraient bien mal inspirées de faire ce cadeau aux Etats-Unis.

 

DEFE-09-87.jpg

 

 

Le problème, c'est qu'il va bien falloir remplacer les Harfang (photo ci-dessus, EADS), à bout de souffle en Afghanistan. Les projets européens ? C'est évidemment la priorité des priorités, pour laquelle le financement doit être trouvé au plus vite. Mais aucun ne permet de livraison avant 2016-2017, au mieux. Le tandem BAE-Dassault propose un dérivé du drone Mantis du groupe britannique (programme à 1 milliard d'euros), mais pas avant 2016-2017. Quant à EADS, son projet Talarion (photo ci-dessous, EADS), estimé à 3 milliards d'euros que le groupe européen, vient d'être raboté pour se contenter d'une enveloppe de 300 millions d'euros. Mais ce financement ne permettrait que le développement d'un prototype à l'horizon 2013-2014, les livraisons de l'appareil définitif n'arrivant que bien plus tard en cas de financement complémentaire.

A court terme, la réalité est donc cruelle : la France ne peut que choisir sa dépendance. Vis-à-vis de l'israélien IAI si elle choisit de moderniser ses Harfang, développés sur plateforme israélienne : la solution est poussée par EADS qui proposerait quatre Harfang reconfigurés et cinq appareils neufs pour tenir jusqu'à 2020. Dépendance aussi vis-à-vis d'Israël si la France choisit un contrat de leasing du drone Heron TP d'IAI, comme le propose Dassault. Ou dépendance vis-à-vis des Etats-Unis si elle choisit d'acheter du Reaper. Et là, le problème se pose d'une tout autre manière : non pas France contre Etats-Unis, mais solution israélienne contre solution américaine.

 

DEFE-10-85.jpg

 

Côté performance, il n'y a pas de match : « Les performances actuelles du Harfang et du Reaper ne sont pas comparables, soulignaient les sénateurs Xavier Pintat et Daniel Reiner dans un avis du 18 novembre 2010Plus puissant, plus rapide, volant à plus haute altitude, le Reaper possède 36 heures d'autonomie contre 24 pour le Harfang (...) le potentiel d'évolution du calculateur du Harfang est plus limité que celui du Reaper. (...)  Enfin, l'effet de série bénéficie au Reaper, produit à 200 exemplaires, son coût à l'heure de vol étant bien inférieur à celui du Harfang [8000 euros contre 10 000 euros de l'heure]»

Les militaires en opérations abondent : un des responsables du détachement Harfang en Afghanistan assurait récemment dans la presse spécialisée que le Harfang est « dans le peloton de queue des pays de la coalition, sans possibilité d'évolution à court terme » et que le Reaper permettrait de « combler rapidement le fossé technologique et capacitaire » qui sépare les forces françaises de leurs homologues, notamment britanniques et américains. Le Reaper permettrait un fonctionnement en coalition avec d'autres pays européens qui en sont équipés, comme le Royaume-Uni et l'Italie. Il pourrait être armé en cas de besoin (missiles anti-chars, bombes guidées laser), mais aussi équipé de matériel français : pods, radars, caméras. Même modernisé, le Harfang resterait pénalisé par l'obsolescence de sa plateforme et la faiblesse de son moteur.

 

080508-F-3188G-004.jpg

 

Question retour industriel, EADS travaille avec l'israélien IAI depuis le début des années 2000, développant notamment la liaison satellite du Harfang. Mais il en perd régulièrement son latin : retards à répétition, surcoûts, absence quasi-totale de transferts de technologies, IAI gardant la haute main sur une plateforme de toute façon obsolète. Côté américain, EADS aurait obtenu des garanties il y a un an. Selon des sources proches du dossier, non confirmées par EADS, le groupe européen aurait même négocié un « technical agreement » en avril 2010 avec General Atomics, qui n'attendrait plus que la signature définitive d'EADS : celui-ci ouvrirait la voie à une « francisation » du Reaper, avec des équipements satcoms, des radars, systèmes d'écoute... EADS serait chargé du système de système de management de vol (FMS) et le banc d'intégration serait en France.

Bref, la question des drones MALE est autrement plus complexe qu'une simple guéguerre européano-américaine. Faut-il acheter du Reaper ? La question mérite au moins d'être posée, sans tabou et sans idéologie. S'il est possible de combler le déficit capacitaire avec des drones américains tout en gardant les moyens de financer au moins un des programmes européens, BAE-Dassault ou Talarion-EADS, un achat sur étagère américain se défend. On l'a déjà fait sur les ravitailleurs C-135, les missiles Hellfire et Javelin, les Awacs, le système Rover, les catapultes du Charles-de-Gaulle, et ça n'a pas tué l'industrie française.

Encore faut-il éclaircir deux points essentiels. Un, le vrai prix des Reaper. Les estimations varient du simple au double : 525 millions d'euros pour trois systèmes de trois vecteurs et deux stations-sol, selon le député Jean Claude Viollet ;  250 à 300 millions de dollars pour la même cible, plus 10 millions de dollars l'appareil supplémentaire, prix avancé par des familiers de l'offre américaine. La deuxième question est celle de la dépendance vis-à-vis des Etats-Unis, notamment sur les liaisons satellites. Le ministère et la DGA ont encore quelques jours pour éclaircir le sujet.

 

 

 

du site : http://supersonique.blogs.challenges.fr/

 

 

COMPIL MEDIA SUR LES DRONES

1-Une bonne mise en bouche :


http://www.europe1.fr/MediaCenter/Emissions/Dans-les-nuag...


2-Une vision intéressante qui inclut quelques engins sans pilote terrestres et marins :


http://www.dailymotion.com/video/x9v9ns_les-drones-daujou...

 

3-Et un point de vue dérangeant. Les drones déshumanisent-ils les humains ?

Personnellement il nous semble qu'ils sauvent des vies, mais la question mérite d'être débattue.

 

http://www.dailymotion.com/video/xc3n89_obama-et-sa-guerr...


4-En provenance de l'excellent site http://www.opex360.com

voici une info sur les projets Français, toujours aussi vagues.


Les drones MQ-9 Reaper de la RAF ont dépassé les 20.000 heures de vol en Afghanistan

12 avril 2011 – 10:50

Pour l’heure, l’on ne sait toujours pas si la France va acquérir des drones MQ-9 Reaper développés par l’entreprise américaine General Atomics. Cette question aurait du être tranchée en février dernier, afin de remédier au plus vite au déficit capacitaire prévu dans le domaine des drones MALE (Moyenne altitude longue endurance).

Sans doute qu’une décision sera enfin prise à l’occasion d’un comité ministériel des investissements (CMI), présidé par le ministre de la Défense, Gérard Longuet, qui doit se tenir prochainement.

Le choix devrait se faire entre l’achat « sur étagère » MQ-9 Reaper aux Etats-Unis et la solution proposée par Dassault Aviation et BAE Systems autour du drone Mantis, laquelle a le désavantage de ne pas être immédiatement disponible. D’autres possibilités sont également sur la table, comme celle du Talarion d’EADS, cependant jugée trop coûteuse.

En attendant, la Royal Air Force dispose de MQ-9 Reaper depuis 2007. Et les appareils qu’elle a engagés en Afghanistan, plus précisément sur la base de Kandahar, viennent de franchir le cap des 20.000 heures de vol.

Pour l’Air Vice-Marshal Phil Osborn, les Reaper ont fait « leurs preuves maintes et maintes fois dans le combat  » et sont « un élément essentiel des capacités de renseignement de la RAF », en assurant une couverture jour et nuit du théâtre des opérations, ce qui améliore « la sécurité des troupes sur le terrain ».

Les MQ-9 Reaper britanniques sont mis en oeuvre par le « 39 Squadron », qui a ses quartiers sur la base américaine de Creech, dans le Nevada. Si la France décide de se doter des mêmes drones, alors il se pourrait que l’escadron de l’armée de l’Air chargé de les mettre en oeuvre puisse le rejoindre, afin de bénéficier, aussi, de la couverture satellitaire.

 

5- Et pour conclure une info de l'agence REUTERS.

Nous aimerions à ce sujet avoir l'avis technique de nos lecteurs sur ces drones qui viennent d'être commandés, dans la plus grande transparence...


 

France - La DGA commande des mini-drones à Cassidian (EADS)

 

PARIS, 8 avril (Reuters) - La Direction générale de l'armement a commandé cette semaine des mini-drones de renseignement au contact (Drac) destinés à l'armée de Terre, a annoncé vendredi le ministère de la Défense.

Le montant de la transaction n'a pas été dévoilé, pas plus que le nombre de drones achetés, qui sont "en quantité importante", a déclaré une source proche du dossier.

"La Direction générale de l'armement (DGA) a notifié le 5 avril 2011 à la société Cassidian (groupe EADS (EAD.PA: Cotation)) une commande de mini-drones Drac destinés à compléter la dotation en service dans l'armée de Terre", écrit le ministère dans un communiqué.

"Cette commande, passée dans le cadre du marché notifié en décembre 2004, se compose de stations sol et de véhicules aériens ; les livraisons s'échelonneront entre l'été 2011 et le début 2013", ajoute-t-on.

Lancés le plus souvent à la main, les drones Drac peuvent voler jusqu'à 90 minutes et 10 kilomètres, de jour comme de nuit, et transmettent en temps réel les images et informations.

Avant cette dernière commande, 60 systèmes de ce type avaient été livrés à l'armée de Terre. (Elizabeth Pineau, édité par Yves Clarisse)

INCENDIES

Dans les régions du sud de l'Europe la prévention incendie est un constant souci.

La conditions climatiques sont des facteurs qui favorisent le danger des feux de forêt.

La difficulté d'accès des massifs forestiers en est un autre.



Ainsi les reconnaissances terrestres sont difficiles et lentes lorsqu'un feu est signalé.

L'hélicoptère ou l'avion sont extrêmement coûteux.


Un drone pourrait répondre à ce besoin :


 

Il est possible de doter les unités des services départementaux d'incendie et de secours de drones initialement transportés en véhicules, ou, s'il s'agit de drones plus puissants, partant du centre de secours lui-même.


PROTECTION DE L'ENVIRONNEMENT

 

 

A tout seigneur, tout honneur, voyons comment ils vont être utilisés dans le domaine de l'environnement.






En matière d'environnement les drones peuvent effectuer des missions de découverte et de suivi : par exemple le long des côtes, constater et suivre l'évolution de l'érosion, le développement des algues, l'ensablement, la vie des digues.
Nombre d'actions menées par dans le domaine de l'environnement maritime pourraient être efficacement appuyées par l'action des drones, et ce à un coût bien inférieure à celui de l'utilisation d'un avion.













Département DYNamiques de l'Environnement CÔtier
Dans les zones boisées difficilement accessibles il peuvent également observer la flore et la faune et son évolution en fonction de celle du climat, de la déforestation,des variations annuelles et, surtout, de l'activité humaine.



Enfin bien sûr les drones devraient être à la point des missions d'évaluation et de reconnaissance dans le domaine des incidents industriels en général et dans celui du nucléaire en particulier.
Et ce qui est vrai pour les incidents l'est encore plus pour les catastrophes majeurs ou les attentats.

Combien de morts auraient pu être évités chez les pompiers de New York si des "drones d'intérieur " avaient effectué la première reconnaissance ?

"Là où un homme ou un animal passe, un drone passe. Mais là où les drones passent les êtres vivants ne peuvant pas toujours passer sans dommages".

Regardez ces extraordinaires vidéos du site VISOFLY :

LES DRONES ? QU'EST-CE QUE C'EST ?

vendredi 15 avril 2011

 

 
Cette photo vient du site http://thefutureofthings.com



DES AERONEFS SANS PILOTE.


Voici la définition que Wikipedia donne des DRONES :


"Un drone faux bourdon » en anglais), ou UAV (Unmanned Aerial Vehicle) est un aéronef sans pilote humain à bord, qui emporte une charge utile, destinée à des missions de type surveillance, de renseignement ou de combat. Ils sont en général utilisés au profit des forces armées ou de sécurité (police, douane, etc.) d'un État, mais peuvent avoir aussi des applications civiles."


DES APPLICATIONS INFINIES.


Les applications militaires et civiles sont extrêmement nombreuses. On peut les imaginer lorsque l'on comprend les avantages d'un Drone par rapport à d'autres moyens aériens ou terrestres.
Ces avantages sont déterminés par un point essentiel : un drone n'emporte pas son pilote car le pilote de drone dirige son engin à distance depuis la zone de départ de l'appareil ou de toute autre zone distincte et distante de la zone où opère le drone.


Ces avantages sont les suivants :


-ne devant pas emporter de pilote le drone peut être très petit. Il existe des drones de 30 cm qui peuvent se faufiler là où même un être humain ne pourrait passer,
-ne devant pas emporter de pilote le drone peut se risquer dans des endroits très dangereux : une zone polluée par des radiations ou toute autre produit ou une vallée étroite ou encore un espace aérien battu par des feux ennemis,
-ne devant pas emporter de pilote le drone n'est pas soumis à des contraintes liées à la fatigue. Il peut patrouiller pendant des heures en effectuant sa tâche de la même façon à la 24ème heure qu'à la première.


Gardant bien en mémoire ces avantages voyons maintenant quelles sont les capacités techniques d'un drone.


CAPACITES DE 200 G A 100 TONNES.


Les capacités techniques d'un drone vont aller de celles d'une maquette téléguidée à celles d'un A 400, c'est à dire d'un engin de la taille d'un petit oiseau à celles du plus grand avion du monde.


Les caractéristiques de vitesse, autonomie, charge utile, armement, etc... sont à la même échelle et, en fait sans limites ni dans un sens ni dans l'autre, du plus petit au plus grand : plus petite ou plus grande taille, plus faible ou plus longue distance franchissable, etc...
Il peut voir à travers ses caméras, parler à travers ses haut-parleurs, écouter par ses micros, tirer au canon, lancer des missiles, larguer de l'eau sur un incendie, repérer un feu par ses senseurs, transporter des vivres et du matériel, emporter, déposer et reprendre des sauveteurs.




Il peut briser une vitre pour entrer dans une maison en feu afin de préparer le travail des pompiers, surveiller le Paris-Dakar, hélitreuiller l'équipage d'un navire en perdition, repérer l'alpiniste blessé au flanc d'un falaise et permettre aux sauveteurs de lui parler jusqu'à l'arrivée des secours à moins qu'il ne l'emmène lui-même jusqu'à l'hôpital de la vallée.
Dans ce théâtre où a lieu une prise d'otages il va informer la police qui est à l'extérieur et diffuser un gaz qui endormira les criminels, sans danger pour leurs prisonniers...

 
Toute l'info avec 20minutes.fr, l'actualité en temps réel Toute l'info avec 20minutes.fr : l'actualité en temps réel | tout le sport : analyses, résultats et matchs en direct
high-tech | arts & stars : toute l'actu people | l'actu en images | La une des lecteurs : votre blog fait l'actu