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lundi, 19 mars 2012

Les drones US sont contestés.

M. Winslow Wheeler, membre du Think Tank CDI (center for defense information) vient de publier  dans le blog Time Magazine's Battleland cinq articles sur les drones et tout particulièrement sur le Reaper.

Le dernier billet, en forme de conclusion a particulièrement attiré notre attention car il soulève des questions rarement abordées.

L’idée principale de M. Wheeler est que les Etats-Unis, et tout particulièrement ce qu’il nomme la communauté américaine de la Défense, devraient moins s’enthousiasmer pour les drones.

Que ceux-ci ne remplaceront pas les avions de combat pilotés et que, selon ses propres termes, il n’a encore fait qu’égratigner les implications de l’aventure amoureuse qui enflamme cette communauté pour les drones.

 Voici, en résumé ce qu’il avance.

«  les drones, et tout particulièrement le Reaper, sont l’exemple de la façon dont  un mauvais choix d’armes modernes peut rendre une politique de défense plus coûteuse et moins efficace.

 Ainsi le Reaper qui a été universellement décrit comme économique et susceptible d’apporter des capacités supplémentaires s’est, selon l’auteur, « cassé la figure » : il coûte plus cher qu’un avion piloté et ses performances sont attristantes par rapport à celui-ci : sur certains plans il n’est même pas à la hauteur d’un Cessna.

De plus le fait d’avoir créé une filière de pilotes de drones va diminuer les budgets d’entraînement des personnels navigants. Si les USA doivent un jour combattre un ennemi possédant une défense aérienne solide (avions et systèmes sol-air) que se passera t’il dès lors que les drones auront été balayés ? Trouvera t'on encore des pilotes capables de combattre avec des appareils pilotés ?Actuellement la confrontation de drones rudimentaires avec des ennemis incompétents ou mal préparés a fait naître un sentiments d’invulnérabilité amenant les Américains à considérer que la guerre est une option politique qui n’a aucune conséquence imprévisible sur leur territoire et se termine toujours bien à l’étranger. Les drones renforcent encore ce sentiment en supprimant les pertes humaines. Mais la guerre est rarement sans surprises et les USA se préparent à une longue série de surprises désagréables. »


 

Voici ce que nous en pensons.

 

Tout d’abord les deux métiers de pilote navigant et de pilotes de drones demandent des aptitudes, des qualités et une formation très différentes. Nous ne voyons donc pas en quoi la création d’une filière « pilote de drones » peut nuire aux navigants, à moins bien sûr que l’on considère la question en termes d’iso budget, l’argent des avions pilotés allant alors aux drones, mais il s’agit là d’une autre question qui est beaucoup plus large que celle de la formation et des aptitudes des pilotes.

 

En ce qui concerne la vulnérabilité des drones face à un adversaire doté d’une défense aérienne efficace nous partageons complètement les inquiétudes de M. Wheeler. Les drones actuels sont conçus pour des engagements asymétriques du fort au faible et auraient certainement un taux d’attrition fort élevé dans un conflit symétrique. Le drame est que dans tous les pays les investissements prévus vont vers des drones incapables de survivre face à une défense aérienne organisée.

 

La solution rapide et qui ne demanderait pas d’investissements lourds pourrait en partie être la dronisation d’appareils existants. Ce serait alors sans doute plus rentable de garder ces appareils et de les droniser que de les revendre. Nous pourrions envisager également d’acheter à l’étranger des appareils en voie de déclassement afin des les droniser.

L'US NAVY mène d'ailleurs des essais conculants sur la dronisation d'un F18 :

http://lesdrones.20minutes-blogs.fr/archive/2011/07/10/un...

FA-18D UAV.jpg

 

Même dépassés des Super-Etendard ou des F16B dronisés se comporteraient mieux que des Reaper face à une DA sérieuse. Et ce serait une très belle opportunité pour l'industrie aéronautique Française que celle du marché de la dronisation des appareils de combat existants à travers le monde.

C'est un domaine où les Etats-Unis ont peu d'avance sur nous : alors, allons-y ! 

 

vendredi, 09 mars 2012

LES DRONES : DEMOCRATIE A L’AMERICAINE

Dans notre pays les politiques et les administrations donnent l’impression de décider sans se préoccuper de l’avis des citoyens ou, en tout cas, manquent d’informations objectives sur ce que pensent les Français sur tel ou tel sujet.

 C’est pourquoi la démarche décrite ci-dessous va surprendre, en France et, sans doute, en Europe.

 

La Federal Aviation Administration (FAA) , équivalent de notre DGAC demande au public son avis sur la sélection de six sites de test pour les drones.

 

Logo FAA.png

 


En effet le Congrès a, par le « defense spending bill » du 31 Décembre 2011 et le « FAA reauthorization bill » du 14 février 2012, donné pour mission à la FAA de créer six sites de tests pour les drones à fin de commencer à intégrer ceux-ci dans l’espace aérien des Etats-Unis : cf. notre billet http://lesdrones.20minutes-blogs.fr/archive/2012/02/05/us...

Avant que la FAA ne lance l’appel à projets permettant de créer ces six sites elle a décidé de définir démocratiquement et dans une approche de la base vers le sommet les exigences, les standards, les critères de contrôle et d’évaluation de ces sites.

La FAA recherche donc l’avis des citoyens sur huit points. Vous allez sans doute penser que le fait de demander l’avis des citoyens sur ces items paraîtrait imprudent, inconsidéré voire dangereux à de nombreux politiques et hauts fonctionnaires Français. Mias apparemment aux Etats-Unis on juge que les citoyens ont meur mot à dire.

Jugez plutôt :

1) Qui devra gérer et mettre en œuvre les sites tests de la circulation des drones ?

2) A quels besoins généraux de recherche devront-ils  répondre ?

3) Quelles considérations, au delà de l’infrastructure et du financement, devront être prises en compte ?

4) Quelles caractéristiques opérationnelles des drones ces sites devront-ils permettre de tester ?

5) Quelles devront être les caractéristiques de ces sites ?

6) Quelles devront être les qualifications des opérateurs de ces sites et à quelles exigences devront-ils satisfaire ?

7) Selon  quels règlements de la FAA ces sites devront-ils opérer ?

8) Comment la gestion de leur volume d’espace aérien et leur efficacité opérationnelle seront-elles  évalués ?

Le public Américain pourra répondre pendant 60 jours à  compter du 9 mars 2012. Les réponses seront limitées à 2 pages et demie par question avec un nombre total de 25 pages en corps 12.

Vous pouvez accéder à ces demandes sur le site de la FAA http://www.faa.gov/about/initiatives/uas/ 
 

ou sur le site US spécialisé dans l’appel aux citoyens et dont la devise est « your voice in federal decision-making », votre voix dans le processus de décision nationale : http://www.regulations.gov


 

logo regulations.gov.png



Certaines choses nous agacent à juste titre chez nos alliés Américains mais nous pourrions parfois nous inspirer de ce qu’ils ont de mieux : voila un exemple de bonnes, de très bonnes pratiques : pragmatisme, efficacité, confiance dans le peuple.

En somme le cercle vertueux de la vraie démocratie.

La réunion du 14 juin à Paris va dans le même sens, très modestement : c'est déjà un début.



 

 

dimanche, 04 mars 2012

LE DRONE HELICOPTERE CHINOIS SVU 200

Le « Sunward Tech Star-lite SVU200 »  Chinois, petit drone hélicoptère, a effectué son vol d’essai.

CHinasuv200.jpg


Dennis Fetters son concepteur, designer Américain indépendant installé en Chine, indique qu’il a effectué plusieurs atterrissages et décollages puis un vol de 20 minutes et enfin le transport d’une charge de 200 kg, alors que sa charge utile maximum est de 244 kg.

Ce drone reprend la disposition d’un hélicoptère classique avec un rotor principal et un rotor de queue.

Son petit moteur de 78 cv lui assure une endurance de 2 heures et demi à une vitesse de croisière de 177 kmh 

La mission principale sera la surveillance des lignes à haute tension mais il pourra aussi accomplir des missions militaires.

La première vente est de 2 machines et une station au sol pour 1 200 000 euros

Flightglobal.com

 

dimanche, 26 février 2012

PREMIER VOL DE L'AVENGER C PREDATOR (2ème appareil)

Nota : pour vous inscrire à la réunion du 14 juin à Paris, écrivez à lesdrones@gmail.com


Le deuxième AVENGER C PREDATOR a effectué son premier vol.

PredCnight.jpg

 

General Atomics Aeronautical Systems a annoncé le 12 février que le deuxième prototype du drone PREDATOR C AVENGER qui est un appareil à réaction multi rôles, venait d’effectuer son premier vol.

« Ce premier vol est une réalisation significative dans la mesure où, après le premier prototype, il est matérialise une vraie capacité opérationnelle » a déclaré le président Frank Pace.

“Avenger apporte les capacités nécessaires au prix souhaité et au bon moment et est prêt aujourd’hui.

Il offre des avantages uniques et inégalés en termes de performance, de coût, de calendrier.

 

Par rapport au premier Avenger son fuselage a été allongé de 120 cm afin d’augmenter sa charge utile et la quantité de carburant emporté.

Le premier Avenger avait volé en avril 2009. Contrairement à ses prédécesseurs Predator et Reaper, l’Avenger est propulsé par un turboréacteur et offre des capacités de furtivité grâce à une soute à munitions et à une sortie d’air en « S » destinée à diminuer la température de sorite et la signature radar.

Il aura le même armement que le Reaper (celui dont avait besoin l’armée Française et que Longuet a rejeté), portera le radar Lynx et le système de visée électro-optique EOTS désigné comme le système ALERT.

La station de contrôle au sol et le réseau de communications seront les mêmes que pour les Predator et  les Reaper.

Le 3° exemplaire volera en septembre et le 4° en début 2013.

Synthèse des caractéristiques :

Missions : surveillance, de renseignement de reconnaissance et d’attaque sur terre et sur mer).

Moteur : un Pratt & Whitney PW500 de 2220 kg de

Vitesse : 650 km/h

Altitude de croisière : 18 500 m

Autonomie : 20 heures, portées à 24 avec des réservoirs externes

Longueur : 14 m

Envergure : 20 m

Charge utile en soute : 1 400 kg


Predator C avenger.jpg

 

 

Source : http://avstop.com/

lundi, 20 février 2012

LA STRATEGIE DES DRONES RESTE A INVENTER

Moyens logistiques et moyens de combat nouveaux, les drones vont nous obliger à inventer une nouvelle stratégie.

1-La dépendance entre les propriétés de l’armement et la stratégie .

Personne ne remet en cause cette dépendance mais tous pensent que c’est l’innovation stratégique qui mène à la création de nouvelles armes. Et non l’inverse.

Or dès 1944 le général Brossé livre à Science et Vie une étude où il fait remarquer que ce sont les progrès de la technique qui commandent l’évolution de la stratégie.

Passés inaperçus à l’époque ces écrits étaient révolutionnaires dans la mesure où les Etats-Majors de tous les pays pensaient que la doctrine stratégique aboutissait à créer les moyens de cette doctrine (les nouvelles armes) et non l’inverse.

Aujourd’hui où les drones sont en train de devenir un instrument d’attaque et de défense qui révolutionne la tactique il faut se demander en quoi ils vont révolutionner la stratégie.

Voici quelques exemples pour illustrer ce rapport de la stratégie à l’armement.

 

La stratégie de César.

 

C’est le javelot du légionnaire Romain, le « pilum », qui va commander la stratégie de César. A la fin de la charge les Romains, avant d’en arriver au corps à corps, lancent ce javelot qui est capable de transpercer le bouclier Gaulois. Puis lors du corps à corps ils restent en rangs serrés, se couvrant mutuellement.

Le javelot a rendu nécessaire la discipline de la centurie : rester en formation, lancer le pilum de façon synchronisée, combattre avec le glaive sans s’égailler.

Le pilum a permis à César d’exprimer son génie et a abouti à ses victoires.

 

L’armement défectueux du 17° siècle

 

Le mousquet n’a qu’une faible portée, tire lentement et n’a pas de baïonnette.

La cavalerie, rare et fragile, n’est guère utilisée car on la ménage. L’artillerie tient un rôle de figuration. Il en découle une stratégie lourde et où on ne recherche pas la décision. C’est ainsi que la plupart des guerres s’éternisent.

Un siècle plus tard le perfectionnement du fusil et l’emploi de l’artillerie en batteries permettront de combiner des opérations décisives.

 

Napoléon : une stratégie innovante servie par un matériel éprouvé.

 

L’empereur dispose d’un matériel déjà ancien mais parfaitement adapté à la recherche de la décision lors de ses batailles auxquelles toutes les forces vont concourir. Et ce matériel éprouvé, comme le canon de Gribeauval, conviendra  à cette manœuvre parce qu’il est extrêmement robuste et mobile.

Il n'a pas besoin de nouveau matériel et sa stratégie va être adaptée à ce

matériel : n'est-ce pas la marque du génie ?

 

Gribeauval.jpg

 

1917-1918, artillerie lourde et stratégie lente.

 

Ayant constaté les faiblesses de l’artillerie de campagne les belligérants ont réussi à forger une artillerie lourde mieux adaptée à la guerre de tranchées que l’artillerie de campagne de 1914.

Mais cette artillerie est précisément si lourde en termes de déplacement et de logistique que la stratégie suivant, comme toujours, l’évolution du matériel se limite à des batailles précédées de longs temps d’arrêt. Et dont l’exploitation est limitée car elle laisse à l’adversaire le temps d’amener d’importantes réserves.

 

1940, « motoren » et stratégie d’anéantissement.

 

Nous connaissons tous la puissance du tandem Panzer Stuka. Qui est basé sur la vitesse et la puissance des moteurs. Et qui entraîne, chez les Allemands un mode de commandement suffisamment souple où chaque occasion est saisie au niveau de la division, voire du régiment. Ainsi l’adversaire n’a pas le temps de se rétablir et ses unités sont anéanties en tant que telles : les hommes sont vivants mais l'organisation est détruite. Les pertes humaines sont d’ailleurs faibles et n’ont rien de comparable à celle de la guerre précédente. 1940 est l’époque des millions de prisonniers, provenant d’armées défaites en 2 mois (France) ou en 3 semaines (Pologne).


 

ju87stuka.jpg


 

1943-1945, l’aviation stratégique.

 

Validant, 10 ans après, les théories du général Italien Douhet, les bombardiers stratégiques Américains et Anglais vont permettre aux alliés de mettre en place une stratégie « cumulative » portant non sur le corps de bataille de l’ennemi mais sur la logistique et les populations. Bien sûr aucun de ces bombardements stratégiques n’est décisif, mais c’est le cumul de ces frappes qui affaiblit l’ennemi au point où sa logistique est tellement diminée que, lors de l’offensive des Ardennes par exemple, ses chars  n’ont qu’un potentiel de quelques heures pour mener à bien des actions qui auraient pu réussir si elles n’avaient pas du s’autolimiter.

 

1950 à 1990, le nucléaire et la « fin » de la stratégie.

 

L’équilibre de la terreur met fin à toute stratégie « fine ». C’est le tout ou rien symbolisé par la crise de Cuba où, pour contrer quelques missiles soviétiques assez inefficaces, les Américains envisagent d’employer l’arme nucléaire.

Pendant ce temps tous les mouvements révolutionnaires s’en donnent à cœur joie car ils savent ne rien risquer : on ne lancera pas une bombe atomique sur le Che !

Et c’est heureux car qui sait comment auraient tourné les mouvements de libération des pays de l’Est si l’URSS avait disposé d’une armée de drones anonymes et discrets ?

 

1991, logistique et saturation.

 

C’est la période pendant laquelle, le développement de la logistique va permettre des interventions limitées mais très puissantes, saturant complétement les défenses adverses.

L’archétype de ces interventions est la première guerre du golfe : une logistique exceptionnelle va littéralement "noyer" l'armée Irakienne; 

 

Et maintenant les drones : une stratégie à inventer.

 

Les drones ont commencé d’être utilisés par les précurseurs, Américains et Israéliens, dans le cadre stratégique des années 1990 : asymétrique -du fort au faible- et en remplacement des avions ou des hélicoptères dans le but de limiter les pertes humaines des pays utilisateurs. Ainsi l’emploi en a été somme toute assez parcimonieux, limité à quelques théâtres d’opération et sans vision stratégique réelle. La preuve en est que les drones produits actuellement sont des appareils seraient en difficulté face à un adversaire disposant de moyens anti-aériens puissants. Et que les drones ne sont pas utilisés là où ils seraient le plus utiles, c'est à dire pour assurer un logistique permanente, version actuelle du pont aérien de Berlin.

On peut imaginer que le retrait des troupes d’Afghanistan, véritable défi logistique dans la mesure où l’Afghanistan n’a pas de façade maritime et dès lors que l’armée Afghane ne sera pas capable d’assurer la sécurité de ce retrait – si au moins elle contribue pas à le rendre périlleux - aurait nécessité le premier emploi stratégique des drones. Si les grands drones de transport ne sont pas prêts on utilisera massivement des drones armés pour anéantir, sans pertes pour les alliés, ceux qui tenteront de transformer ce retrait en débandade. L’installation d’un coalition dans un pays hostile voit chaque jour le renforcement de cette coalition les choses devenant ainsi de moins en moins difficiles et la sécurité de ces troupes s’accroissant avec le temps. Dans le cas du retrait on est bien évidemment dans le phénomène inverse : malheur aux derniers à partir qui vont inévitablement se retrouver en situation du faible au fort à un moment donné. Les Russes avaient effectué un retrait magistral mais il avait eu lieu essentiellement par la route  et avait été appuyé par une force aérienne qui fit le vide autour des troupes soviétiques et assura jusqu'au bout la sécurité des colonnes Russes à une époque où les Talibans étaient beaucoup moins forts et nombreux que maintenant.

Ce sont les drones Américains qui assureront ce rôle d’appui et de protection et c’est une des raisons pour lesquelles ce retrait ne pourra se faire avant un ou deux ans faute d’un nombre de drones suffisant.

 

Mais au delà de l’Afghanistan la stratégie des drones reste à inventer et nous pouvons déjà tenter de dégager les grandes lignes sur lesquelles elle s’appuiera.

 

1-une logistique massive et permanente  par l’utilisation de très grands drones dotés de drones gigognes amenant la logistique "de l'usine au combattant sur le terrain."

2-une dissuasion, non plus nucléaire et aveugle, mais "classique" et ciblée grâce à la permanence, à l’invisibilité, à  l’invulnérabilité et à l’ampleur des frappes adressant des objectifs militaires ou civils (centrales électriques, usines, hubs logistiques, voies de circulation, aéroports). Ce sont peut-être les drones qui nous permettront de sortir du "cauchemar nucléaire" en substituant une implacable dissuasion ciblée à l'inhumaine stratégie "anti-cités".

3-Une omniprésence des drones dans chaque zone potentielle de conflits, voire de drones « dormants » implantés chez nos éventuels adversaires - qui ne manquent pas de zones désertiques ou de forêts profondes - drones prêts à se réveiller sur demande et à frapper là où ces frappes paraissent impossibles compte tenu de la situation des objectifs, soigneusement éloignés des frontières.

 

Le général Brossé a écrit : « le parallélisme entre les progrès de l’armement et l’ampleur croissante des opérations de guerre est une des phénomènes les plus frappants de la vie tourmentée de l’humanité ».

Avec les drones les Occidentaux pourront mettre en place des opérations de guerre mondialisées d’une ampleur inconnue jusqu’à présent : aucun de leurs ennemis ne sera plus à l’abri. La première bonne nouvelle est que cela va sonner le glas du terrorisme en supprimant son impunité. La deuxième est que les pertes civiles seront réduites car le pilote de drone, supervisé en permanence, fera tout pour les éviter.

Ainsi même les hommes de mauvaise volonté sauront qu’ils ont intérêt à s’asseoir à une table pour négocier évitant ainsi la mort presque certaine, inattendue, imprévisible ; la mort grise comme la carlingue des Reaper, les moissonneurs* de la mort.

*Reaper en Anglais.


 

MQ-9-Reaper.jpg


 
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