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mercredi, 13 juillet 2011

DRONES ET FEUX D'ETE

LE BUREAU AMERICAIN DES DOUANES ET DES FRONTIERES (customs and border protection, CBP) UTILISE DES PREDATORS POUR LUTTER CONTRE LES FEUX DE FORET.

A Sierra Vista dans l'Arizona les feux de forêt viennent de détruire 2OOO  KM2 : c'est le plus grand feu de l'histoire de l'Arizona.

Un predator a été utilisé en renfort pour fournir une couverture vidéo en  temps réel, visible à partir de n'importe quelle connection internet. Cet appareil emporte un pod infrarouge sous l'aile gauche.

 

Predator indendie.jpg

 

 

 

Alors qu'un feu se rapprochait d'une habitation dans une zone où ne se trouvait aucun appareil piloté l'action du PREDATOR a permis d'envoyer une équipe.

Lance Brady, coordonnateur : " l'apport du drone est capital par la permanence qu'il apporte, spécialement lorsqu'il permet de sauver une maison comme dans le cas présent ".

 

 

Le PREDATOR autorise les actions suivantes dans des zones difficiles d'accès par le sol ou trop dangereuses pour des appareils pilotés du fait du relief ou des incendies en cours :

-reconnaissance en cas de risque d'incendie,

-renseignement lors de départs de feux,

-surveillance pré et post intervention,

-recherche,

-acquisition de tous types, y compris de personnes  " nous pouvons voir en vidéo une personne, un chien ou un chat".

Il nous semble que la prochaine étape sera celle de l'attaque du feu avec des appareils du type KAMANN, tels que celui-ci qui peut transporter jusqu'à quatre seaux utilisables indépendamment.

 

Dugway Proving Ground demonstration

Pour en savoir plus sur cet appareil : http://lesdrones.20minutes-blogs.fr/archive/2011/05/12/zo...

 

mardi, 28 juin 2011

ON A OUBLIE LE DURCISSEMENT !

A l'issue du salon du Bourget, beaucoup de questions restent posées.

Certaines on trait à l'avenir des drones Français et tout semble indiquer que nous ne verrons rien arriver avant 2017 ou, à notre avis, plutôt 2020.

Il semble que le gouvernement remette à plus tard des décisions urgentes et l'on se demande comment les armées vont gérer ces interminables années. Avec des Harfang en fin de course ?

Encore un fois nous disons qu'il faut à la France des Reaper qui permettront d'assurer la transition d'ici 2017/2020.

L'armée de l'air l'a fait dans les années 60 avec du matériel Américain. Ce qui a permis à notre industrie aéronautique de se développer, sans priver les armées d'outils indispensables à court terme : en ce sens le Mirage est le fils des F 84, F 100 et autres qui ont assuré l'intérim, autant qu'il l'est des Ouragan et des Mystère.

Au lieu d' acheter du matériel éprouvé pour passer ces dix années en attendant nos propres drones, on remet à plus tard notre décision : sommes-nous en 2011 ou en 1938 ?

Allons-nous comme en 1938 nous laisser dépasser ?

Comment nos armées vont-elles mener les conflits des prochaines années sans des drones de qualité en nombre suffisant ?

 

F100.jpg
Un F 100 de l'armée de l'air.

 

Mais ce n'est pas là le sujet principal de ce jour.

Nous voulons plutôt parler du dénominateur commun à tous les drones que nous avons vus : aucun n'est pensé pour une action du faible au fort, et aucun n'est suffisamment durci pour affronter des adversaires d'un niveau technologique égal ou supérieur au nôtre.

Tout se passe comme si les constructeurs avaient prévu des véhicules destinés à combattre des ennemis qui ne disposeraient jamais de supériorité aérienne, ni même d'ailleurs d'un défense anti-aérienne correcte. Or si l'on conçoit aujourd'hui des drones destinés à être opérationnels dans 10 ans et plus il faut quand même s'attendre à ce qu'ils rencontrent des adversaires autres que les combattants du Hezbollah ou les Talibans, quelle que soit leur valeur.

Nos drones de demain pourraient être être amenés à affronter des chasseurs type F 16 ou leurs successeurs ainsi que des défenses aériennes aussi évoluées et sans aucun doute beaucoup plus denses que les nôtres : seraient-ils capables de le faire ? Nous en doutons fortement.

Et ce qui est vrai du "haut de gamme" des drones l'est encore plus des mini-drones qui ne survivraient pas à un combat de rues un peu soutenu.

Alors puisque nous avons avons choisi de prendre notre temps, espérons que le projet Franco-Britannique TELEMOS intégrera cet aspect des choses, faute de quoi nous risquons d'aller vers des surprises du type de celle des Américains lorsque qu'ils perdirent leur U2, qui était soi-disant hors d'atteinte des défenses soviétiques.

Il serait dommage, et coupable, de construire une flotte de drones inutilisables contre l'aviation Chinoise ou contre n'importe quelle autre armée moderne. Nous sommes trop influencés -les Américains aussi d'ailleurs- par le modèle Israélien et nous finissons par oublier qu'il n'est pas transposable dans un conflit symétrique. Un système d'armes doit être le fruit d'une doctrine et non une solution technique étrangère correspondant à à un théâtre d'opérations et à des adversaires qui ne sont pas les nôtres.

Alors durcissons nos drones !

 

telemos.jpg

Il va falloir muscler bébé Télémos, mais que pèserait-il devant un J 10 ? Ou un SU 30 Vénézuélien ?

 

Nous ne sommes qu'au début des guerres Nord-Sud dont la mère des batailles fût la guerre des Malouines : alors il faut que nos drones intègrent ces données et soient conçus pour des conflits de plus en plus symétriques.

 

 

J10.jpg

Le chasseur J 10 de l'aviation Chinoise.

 

 

jeudi, 16 juin 2011

DRONES SUR LE YEMEN : LA GUERRE DE L'OMBRE

mercredi, 15 juin 2011

DRONES : UN SECTEUR SANS RECESSION

Dans un célèbre scène du film "le lauréat" sorti en 1967, Dustin Hoffman écoute un ami de ses parents lui murmurer à l'oreille le secret du succès dans les affaires : cet ami ne prononce qu'un mot "PLASTIQUE" et effectivement nous étions alors au moment de l'explosion de cette industrie.

Si le film devait être écrit aujourd'hui, le mot serait bien sûr "DRONES" car ils décollent, au propre et au figuré partout dans le monde, même si le gouvernement Français (merci Monsieur Longuet) semble ignorer ce phénomène.

Voici les chiffres divulgués par le général Lt. Gen. Larry D. James, chef d'état-major adjoint chargé du renseignement, de la reconnaissance et de l'observation, qui s'exprimait à l'occasion du symposium sur les drones à GRAND FORKS :

pour les drones de l'armée de l'air uniquement (à l'exclusion de ceux de l'armée de terre, de la marine et des marines).

Nombre d'interventions : + d'un million

Nombre de cibles suivies par les Predators et le Reapers : 19 000

Volume des données transmises par jour : 1 000 000 000 de gigabytes (pour mémoire un gigabytes = 125 000 000 d'octets)

Mais la fièvre des drones ne s'arrête pas aux Etats-Unis. D'autant plus, et c'esnt notre position constante dans ce blog, que le marché des drones militaires et l'arbre qui cache la forêt et que le marché civil est beaucoup plus important.

En Chine : au salon air-espace de ZHUHAI plus de 25 modèles de drones étaient présentés dont 10 pour la seule compagnie ASN qui est la conceptrice de l'ASN 211 à ailles battantes aussi bien que de l'ASN 229.

 

 

asn211.jpeg
ASN 211

 

 

Masse : 220 g

Vitesse maxi : 180 kmh

Altitude maxi : 200 m

 

A l'autre bout de l'échelle on trouve l'ASN 229 qui pèse 800 kg, vole 20 heures et emporte 2 missiles :

 

ASN229.jpeg
ASN 229

 

En Inde.

L'armée Indienne veut acheter au moins 1500 drones du fait, notamment, que l'augmentation de l'arsenal Chinois l'inquiète.

Et en France ? Silence dans les rangs.

 

Source, nos chroniqueurs et :


IDGA Editorial Staff

mardi, 14 juin 2011

VERSION EXPORT POUR LE DOMINATOR


Aeronautics Defense Systems, société Israélienne, a reçu il y a un mois l'autorisation d'exporter le DOMINATOR dans sa version XP qui a été adaptée afin de satisfaire à l'accord du régime international de contrôle de la technologie des missiles (MTCR).
ADS a effectué en janvier 2009 le premier vol de ce drone basé sur l'avion Autrichien DIAMOND DA-42.
dominator.jpg
Autonomie : 28 heures
Poids au décollage : 2000 kg
Charge utile : 300 kg
Altitude : 9150 m

Cette approche déjà adoptée par certains constructeurs de plusieurs pays dont la France, est très porteuse, car elle diminue les coûts de R§D en faisant appel à un aéronef éprouvé.
Sans oublier l'option mixte de l'UAV pilotable en option qui permet de développer et d'expérimenter à grande échelle sans être obligés d'attendre la législation et donc la certification "sense and avoid" qui semble tarder en Europe, si elle avance aux Etats-Unis.
Voir nos billets précédents sur ce sujet :

et sur la future certification  FAA en voie d'autoriser les vols de nuit hors lac présence d'un avion de contrôle :

Sources : FLIGHT GLOBAL.

 

 

 

 
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