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lundi, 11 juillet 2011

UN F/A 18 SANS PILOTE SUR UN PORTE-AVIONS

UN F/A-18D sans pilote a effectué des décollages et des appontages à partir du porte-avions Eisenhower.

Dans le cadre d'un programme d'essai de systèmes aériens navals sans pilotes un F18 a été évalué le 2 juillet et a réussi son "examen de passage" : il ne s'agit pas là d'un drone à proprement parler, mais d'un chasseur sans pilote, le but final étant d'utiliser des drones de grande taille à partir d'un PA.

Ce qui parait intéressant à notre équipe c'est que l'on sort là du drone "classique" d'une masse de 2 tonnes ou moins pour arriver à un appareil de près de 20 tonnes : et c'est là que se trouve l'avenir des drones, à notre avis. Nous verrons quelque jour des essaims de drones de grande taille de type C5 GALAXY, pouvant projeter en quelques rotations et en quelques heures une force décisive sur un autre continent.


As part of the Navy's Unmanned Combat Air System Demonstration program, a F/A-18D from the

 

L'US NAVY se rapproche ainsi du but final des USA qui est de s'affranchir des bases terrestres de drones ce qu'elle n'est pas capable de faire actuellement. C'est ainsi que l'US ARMY doit construire  une base "secrète" pour ses drones au Yemen ce qui, on le sait, entraine beaucoup de questionset de critiques gênantes.

En effet si les drones peuvent être pilotés d'un base située sur le territoire du pays (par exemple aux Etats-Unis) le décollage, l'atterrissage et la maintenance doivent se faire au plus près des objectifs pour profiter, comme pour un appareil piloté, de l'essentiel du rayon d'action du drone.

Cela montre que les Américains deviennent capables de faire automatiquement décoller et apponter un drone depuis un porte-avions. Autrement dit qu'un drone de la taille d'un avion de combat peut être utilisé en toute sécurité dans l'environnement d'un porte-avions. Ils ont donc été à même d'adapter les systèmes du navire à la gestion d'un avion sans pilote en utilisant le hardware, les applications et les processus existants, modifiés pour intégrer un système sans pilote. C'est ainsi qu'il a fallu utiliser le GPS de précision (PGPS)  sur le navire et dans l'aéronef.

Il s'agit là d'une révolution dans les méthodes de travail. Ce changement d'habitudes a sûrement été l'étape la plus difficile car actuellement sur un porte-avions l'immense majorité des opérations liées au vol se fait manuellement et visuellement : le pilote informe par radio le PA, le contrôle aérien se fait aussi par radio, etc.

Ne nous y trompons pas, ce travail a été important et il ne sera pas terminé avant 2013 : cela veut dire que les premières utilisations opérationnelles ne se feront pas avant 2014.

Sachant que les Américains auront eu besoin de 5 ans pour aboutir, car le projet remonte à 2009, le retard des Européens et celui des Français devient dramatique.

Et cela n'est pas un problème de budget ( le travail a été fait avec un F 18, il pourrait sans doute l'être avec un Super-Etendard ou un Harrier) mais de volonté et de VOLONTE POLITIQUE.


 

Sources : informations du site et The Baynet.com

 

 
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